Le Centre des jeunes dirigeants (CJD) Quimper Cornouaille fête ses 70 ans. La soirée d'anniversaire du 19 mai 2011 à Briec-de-l'Odet a pour thème la «Positive attitude». Pourquoi ce choix?
Nous voulions quelque chose de prospectif et qui colle avec les valeurs du CJD. Bien sûr, la crise est passée par là et il ne faut pas tomber de l'angélisme. Mais l'idée, c'est qu'en adoptant une posture positive, on peut trouver des solutions. Il faut voir la réalité en face, tout en gardant cette capacité à avancer.
Comment avez-vous choisi les intervenants de la table ronde?
Cela n'a pas été simple. Valérie Rabault, qui a coécrit le livre «Les Trente Glorieuses sont devant nous», était une évidence par rapport à notre thème. Alain Dumont qui est à l'origine de la fondation Condorcet avec Francis Mer a accepté notre invitation. Cette organisation travaille pour un management plus humain. Parmi les chefs d'entreprises finistériens, nous avons eu du mal à trouver quelqu'un qui accepte de parler sur ce thème très prospectif. Finalement, Olivier Le Strat, dirigeant de la société finistérienne Ijinus a accepté de se plier à l'exercice. Et enfin, Michel Meunier, bien sûr, le président national du CJD, sera aussi parmi nous.
Combien de personnes attendez-vous?
Environ 350 personnes. Nous avons volontairement sélectionné une salle sur la route de Brest. Nous souhaitons vraiment que les dirigeants du Nord-Finistère viennent. Dans la même dynamique que celle instauré par le CJD Brest pour ces 60 ans.
À 70 ans, la section quimpéroise se porte-t-elle bien?
Elle a connu des hauts et des bas. En ce moment, nous remontons la pente avec 32 membres. La section quimpéroise est la plus ancienne de Bretagne. Elle a été fondée par Henri Friant, créateur des Filets Bleus. Cela s'appelle alors le CJP, centre des jeunes patrons. Elle a vu passer de nombreux jeunes dirigeants.
Qui sont ces anciens «JD»?
On peut citer Christian Guyader, Jacques Verlingue, Vincent Gorioux, Marc Le Fur... Certains ont accepté de témoigner dans un livre qui sort à l'occasion de l'anniversaire. Le CJD est une expérience qui les a marqués. Vincent Gorioux, par exemple, dit que c'était son opium pour continuer. Ils sont venus y chercher du réseau, de la formation,etc. Ils en gardent tous de très bons souvenirs.
Plus qu'un retour en arrière, la fête d'anniversaire du CJD Quimper se veut un regard sur le futur avec une "Positive attitude". Entretien avec Yohan Cariou, son président.