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ous avez succédé, en septembre dernier, à Jean-Christophe Charvin à la tête du CJD Saint-Étienne. Qui êtes-vous? Je suis associé, depuis 7 ans, au sein du cabinet d'expertise-comptable Exco, à Saint-Étienne. J'ai 42 ans et je suis membre du CJD depuis 7 ans.
Quel va être l'axe fort de votre mandat?
Au-delà des thèmes des plénières, nous souhaitions avoir une action qui dure sur deux ans, une espèce de challenge qui nous permette d'expérimenter quelque chose de nouveau. Nous avions deux idées: soit l'accompagnement de seniors vers la création d'entreprise, soit l'accompagnement d'étudiants. Au vu de ce qui existe, ou plutôt de ce qui n'existe pas pour les seniors, le travail aurait vraiment été trop lourd si nous étions partis sur cette piste. Nous avons donc retenu l'idée d'accompagner des étudiants porteurs de projet.
C'est cette fameuse opération fil rouge...
Oui, nous l'avons appelée ainsi, sans grande originalité je le reconnais, car c'est autour de cette action que nous allons nous fédérer cette année. L'idée est que chaque projet soit accompagné par un tuteur du CJD. Ce dernier peut apporter son expérience, ouvrir des portes, encadrer et faire mûrir le projet du jeune étudiant. Cet accompagnement est individuel mais nous organisons aussi des rencontres en groupe pour avancer ensemble.
L'opération est lancée depuis fin 2011. Combien de projets accompagne le CJD Saint-Étienne?
10 projets portés par 16 étudiants ou étudiantes. Ils sont épaulés par une dizaine de membres du CJD Saint-Étienne. Ils sont essentiellement issus du master entreprenariat de l'université Jean Monnet et de l'ISTP. Nous sommes intervenus aussi au sein de l'Enise, de l'ESC... mais nous avons plutôt fait de la sensibilisation à la création d'entreprise, il n'y avait pas vraiment de projet en cours de construction. Tous les projets que nous accompagnons n'en sont pas au même stade. Nous avons par exemple Hydrorestaure qui a été officiellement créée mais c'est la seule. Certains en sont au début de la démarche, d'autres ont déjà bien avancé.
Les étudiants ont tous plus ou moins le même profil, est-ce que vous comptez élargir le dispositif?
Oui, très clairement. Nous souhaitons pouvoir nous adresser à d'autres créateurs que les étudiants issus des grandes écoles. J'aimerais qu'on ait des projets dans le BTP, dans la mécanique... avec des jeunes issus de parcours professionnels. Même si ce sont de petits projets. L'objectif est d'insuffler l'esprit d'entreprendre partout.
CJD Saint-Étienne 50 membres
Pour sa première année à la tête du CJD Saint-Etienne, Sébastien Trescartes lance une opération "fil rouge" consistant à accompagner des étudiants porteurs de projet.