CHU : Des investissements à la hauteur de ses ambitions
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CHU : Des investissements à la hauteur de ses ambitions

SANTé. Premier semestre chargé pour le CHU, qui ouvre l'hôpital Pierre-Paul Riquet à Purpan et l'Institut Universitaire du Cancer sur l'Oncopole.

Cela fait aujourd'hui dix ans que le CHU de Toulouse a décidé de refonder son organisation, basée alors sur deux hôpitaux miroirs, Rangueil et Purpan. « L'objectif était de restructurer le CHU pour regrouper des services et thématiser les hôpitaux, dans un contexte également d'obsolescence du site de Purpan », raconte Jacques Leglise, directeur général du CHU de Toulouse. Zoom sur les différentes étapes de cette réforme, passées et à venir.




Les premiers regroupements à Purpan

La création de l'hôpital des enfants à Purpan en 1997 a ouvert le bal, suivi par celle de l'hôpital Paule de Viguier en 2003, dédié à la prise en charge globale de la mère et du nouveau-né. Étape suivante, le regroupement de laboratoires il y a sept ans au sein de l'Institut fédératif de biologie, toujours sur Purpan. En 2013, c'est un nouveau bâtiment dédié à la psychiatrie qui a ouvert ses portes sur le même lieu, employant 150 personnes et disposant de 60 lits.




L'hôpital Pierre-Paul Riquet

Pas moins de 350 millions d'euros ont été investis pour construire et équiper l'hôpital Pierre-Paul Riquet sur Purpan. Deux mille personnes ont été transférées dans ces bâtiments flambant neufs de 80.000 m² et 600 lits, en avril et mai 2014. L'enjeu ? Regrouper les neurosciences, l'orthopédie, la rhumatologie et l'ophtalmologie dans trois pôles (locomoteur, céphalique et neurosciences). « Nous avons concentré ces services dans cet hôpital et vidé d'anciens locaux de Purpan, dont la plupart vont être détruits », commente Jacques Leglise.




Le nouveau bâtiment URM

La métamorphose de Purpan n'est pas terminée : en 2015 va ouvrir un nouveau bâtiment dédié aux urgences-réanimation-médecine (URM), fort d'environ 200 lits. « Il ne restera sur l'ancien Purpan que les services de digestif (150 personnes) qui seront transférés à Rangueil après des travaux de mise aux normes, de 2015 à 2017, annonce le directeur du CHU. Nous aurons achevé le dédoublonnage : Rangueil accueillera le digestif, le cardio-métabolisme, l'uro-néphro, la pneumothoracique ; Purpan les enfants, l'obstétrique-gynéco, les trois pôles de Pierre-Paul Riquet, la psychiatrie et la pédiatrie. »




L'Institut Universitaire du Cancer

Autre actualité essentielle de cette année, l'ouverture de l'Institut Universitaire du Cancer sur l'Oncopole. Le premier malade est arrivé début mai 2014 dans ce centre qui s'insère dans un nouveau maillage régional sur la cancérologie. L'Oncopole centralise les cancers du sein, du sang, liés à la gynécologie et à la dermatologie ; aux côtés de Rangueil-Larrey (cancers des poumons, digestifs, uro-néphro) et de Purpan (cancers osseux, onco-gériatriques, du cerveau, de l'enfant). Soit une nouvelle organisation, transversale et commune. À terme, 1.200 soignants et 500 chercheurs travailleront dans l'Institut Universitaire du Cancer, qui compte 300 lits et 65.000 m² et qui aura coûté 300 millions d'euros. « Notre ambition ? Devenir un leader mondial de la recherche et des soins du cancer. Aujourd'hui, le CHU est la quatrième équipe française. Il nous faut attirer des chercheurs, lancer des appels d'offres. Cela se fera en synergie avec les industriels implantés sur le site : trouver de nouvelles molécules, les faire tester puis les mettre sur le marché. » Les partenaires de l'Institut, les hôpitaux publics et les cliniques privées participeront à l'effort de recherche. « La situation est restée longtemps coincée, confie Jacques Leglise. Mais cela va mieux depuis le rapport des professeurs Thierry Philip et André Syrota (qui ont proposé des mesures visant à remettre sur ses rails l'Oncopole, ndlr). Aujourd'hui, il y a des synergies positives. »




Les prochains dossiers

Dans les prochaines années, d'autres projets d'envergure sont prévus. Porteur de gros enjeux, l'informatisation du dossier des patient est en cours, jusqu'à la fin 2015. La création d'un hôpital de santé publique est prévue dans le centre de Toulouse, dans les locaux de La Grave, dédié à la gestion des populations à risque, à la prévention et à la recherche en santé publique. Une montée en charge souhaitée dès 2015, qui permettra notamment de regrouper des services dispersés.




Un retour à l'équilibre espéré pour 2015

Quant à la santé financière du CHU, l'année 2013 a été caractérisée par un déficit d'exploitation de 9,6 millions d'euros, pour un budget total de 1,03 milliard d'euros, soit - 0,9%. « L'année 2014 sera identique », annonce Jacques Leglise, qui évoque « deux années difficiles à cause de tous ces investissements ». Le retour à l'équilibre est prévu en 2015 pour le premier employeur en Midi-Pyrénées (12.000 personnes et 2.000 médecins).

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