37 milliards d’euros vont être investis en France par des entreprises étrangères. C’est ce qu’il faut retenir de la huitième édition du sommet Choose France, grand-messe orchestrée par l’Elysée pour vanter l’attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers.
17 milliards d’euros déjà investis dans l’IA
Sur ces 37 milliards d’euros, 17 milliards d’euros ont déjà été annoncés et 20 milliards d’euros constituent des projets totalement nouveaux, a précisé ce lundi 19 mai Éric Lombard, le ministre de l’Économie, sur RTL.
Les 17 milliards d’euros correspondent à des investissements dans le domaine de l’intelligence artificielle, déjà annoncés lors du Sommet pour l’action sur l’IA en février 2025. Parmi les principaux projets dans les infrastructures IA : la construction en région parisienne du plus grand campus d’Europe dédié à l’IA ; 10 milliards d’euros investis par le fonds canadien Brookfield pour la construction d’un datacenter à Cambrai ; près de 6,5 milliards d’euros par l’entreprise américaine Prologis, pour des entrepôts et datacenters.
20 milliards d’euros de nouveaux projets dévoilés pour Choose France
Parmi la cinquantaine de projets d’investissements présentés par des entreprises étrangères,
Emmanuel Macron a choisi de visiter Daimler lundi matin. Le constructeur allemand de bus va investir 50 millions d’euros dans son usine de la Meuse d’ici 2030.
De montants allant de plusieurs milliards d’euros à quelques dizaines de millions d’euros, Choose France est une vitrine de l’attractivité française auprès des investisseurs étrangers. Le pays est la première destination d’IDE en Europe pour la sixième année de suite, selon l’étude d’EY, malgré un fort retrait des investisseurs américains.
Ferrero et Mars, deux géants de l’agroalimentaire misent sur la France
Dans le Grand Est, l’entreprise agroalimentaire Mars a annoncé un investissement de 43 millions d’euros, sur un total de 100 millions d’euros pour l’ensemble de la France.
Un autre géant agroalimentaire a dévoilé un paquet d’investissements à l’occasion de Choose France : Ferrero. Le chocolatier italien va mettre 95 millions d’euros sur la table, afin de moderniser ses usines de production normandes qui fabriquent un quart de la production mondiale de Nutella.
Les industriels investissent dans le Grand Est, en Aura et dans les Hauts-de-France
En plus de Daimler, Circ, une start-up américaine industrielle spécialisée dans le recyclage textile, va investir 450 millions d’euros en Moselle pour construire une usine. Un de ses concurrents espagnol, Coleo, a également dévoilé un investissement d’une dizaine de millions d’euros pour l’implantation d’une nouvelle usine.
En Bretagne, Saône-et-Loire, et Ardèche, Schneider Electric a annoncé un investissement de plus de 110 millions d’euros dans trois sites industriels en France. L’entreprise prévoit la création de 150 emplois.
Les Hauts-de-France sont aussi une région très attractive pour les investisseurs étrangers. Cette année, huit projets concernent ce territoire. Sur les terres de Toyota, le fabricant chinois Windrose envisage de créer 1 000 emplois près de Valenciennes (Nord), pour créer une usine de camions électriques.
La Région Sud décroche un contrat de 1,5 milliard d’euros
L’entreprise allemande Hy2Gen et l’entreprise française H2V ont, elles, fait part ce lundi d’un investissement commun de 1,5 milliard d’euros à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Ces deux spécialistes de la production d’hydrogène et de carburant bas carbone vont développer un site de production qui devrait créer 165 nouveaux emplois. Ce projet concourt à l’attractivité de la Région Sud, qui fait l’objet cette année de 7 annonces d’investissements étrangers.
Revolut se dote d’un siège social à Paris
Autre territoire attractif : la région parisienne. La banque en ligne britannique Revolut va ainsi implanter son siège social pour l’Europe de l’Ouest à Paris et investir un milliard d’euros d’ici trois ans. L’investissement devrait créer 200 emplois.