Réunis en assemblée générale le 1erdécembre dernier, les présidents des chambres de métiers ont adopté, à 94%, un projet de rationalisation prévoyant un renforcement de l'échelon régional. «Il y aura deux options au choix dans un premier temps. Certaines régions n'auront qu'une seule chambre, par exemple dans le Limousin. Dans notre région, nous avons trop de ressortissants, ce n'est pas souhaitable. Par contre, la perception de la taxe sera régionalisée et les activités supports seront mutualisées, comme les achats, l'informatique...», explique Gabriel Roudon, président de la CMA de Saint-Étienne/Montbrison. Le secrétaire d'État en charge de l'artisanat, Hervé Novelli, semble plutôt favorable à cette réforme et devrait faire connaître sa réponse rapidement. Cette tendance à la régionalisation se doublera dans la Loire, d'une départementalisation puisque la Loire est invitée également à fusionner ses 2 chambres. Une invitation que François Chantelot, président de la CMA du Roannais préférerait décliner. «Si nous sommes obligés, nous irons mais nous exigerons d'avoir la moitié du pouvoir de décision de cette nouvelle chambre. Ce n'est pas qu'on ne veut pas de Saint-Étienne, c'est simplement qu'on souhaite garder un pouvoir de décision à Roanne. Les bassins sont complètement différents. L'éloignement géographique impose d'avoir deux chambres. Nous voulons garder une chambre de proximité», insiste le président roannais.
Invitées à une rationalisation drastique les chambres de métiers ont proposé un projet prévoyant un renforcement de l'échelon régional. De plus, la Loire doit réfléchir à la mise en place d'une chambre unique. Une démarche qui engendre des réactions différentes au Nord et au Sud du département.