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l y a deux ans, la CGPME Loire a dû faire face à une guérilla intestine. Quelques adhérents, emmenés par le vice-président de l'époque, Philippe Rascle, dénonçaient notamment l'absence d'idées de leur syndicat, l'opacité de votre élection... Le calme est-il revenu ?
Oui, nous avons pris les mesures qui s'imposaient. Il s'agissait d'une tentative de putsch inadmissible. Quelques adhérents ont été sortis et nous avons mis en place de nouvelles commissions de travail. Nous avons aujourd'hui une équipe dynamique et efficace. Ce chahut est loin derrière nous. Il ne s'agissait ni plus ni moins que d'ambitions personnelles. Il faut avoir de l'ambition, c'est sain, mais dans une organisation comme la nôtre il faut la mettre au service du collectif.
Votre mandat de président s'achèvera dans un an. Comptez-vous poursuivre ?
Oui, si les adhérents me renouvellent leur confiance. Mais nous aviserons si d'autres ont envie de me relayer.
Comment s'annoncent les négociations pour les élections qui auront lieu en fin d'année concernant la délégation stéphanoise de la CCI métropolitaine ?
Je pense que nous trouverons un terrain d'entente avec le Medef. Nos deux syndicats défendent les intérêts des entreprises.
Êtes-vous sur les rangs pour la présidence de la délégation stéphanoise ?
Je suis actuellement vice-président de la CCI métropolitaine en charge de l'entreprenariat. Cela me suffit..., je suis déjà bien occupé avec mon entreprise. Donc, a priori non. Ceci étant, il est vrai que pour l'instant, nous ne connaissons pas vraiment la charge de travail que représente une présidence de délégation par rapport à la présidence de la CCI ancienne version qui était un emploi à temps complet.
Des candidats se sont-ils déjà déclarés ?
Plusieurs adhérents pourraient effectivement avoir envie d'endosser cette responsabilité. Nous allons d'abord nous mettre d'accord avec le Medef sur le principe d'une liste commune, ensuite nous verrons. S'il le faut, nous organiserons une primaire au sein de la CGPME...
Quelles sont les priorités de la CGPME Loire pour 2016 ?
Notre objectif numéro 1 est de rester impliqué aux côtés de nos adhérents dans les différentes étapes de leur vie d'entrepreneur : les difficultés, le développement... Nous sommes par exemple en train de négocier avec le nouvel exécutif de la Région pour poursuivre le travail qu'on menait dans le cadre du FRAU (Fonds régional d'action d'urgence). Depuis 2008/2009, nous accompagnons gratuitement près d'une quarantaine de dirigeants en difficulté. Nous disposons, au niveau de Rhône-Alpes, de deux experts des stratégies de retournement. Ils peuvent intervenir très vite et orienter vers les bons experts.
Vous parliez aussi d'accompagnement au développement ? Oui, depuis quelques mois nous dupliquons par exemple un programme né dans le Rhône, " CGPME for start-up ". Nous partageons un chargé de mission, avec la CGPME 69. Ce dispositif comprend deux volets : d'une part, nous voulons identifier des start-up pour les orienter vers les bons interlocuteurs et, d'autre part, nous voulons leur faire profiter de locaux ou de fonds disponibles chez nos adhérents.
Vous avez lancé aussi " Team PME " il y a quelques semaines... Oui l'idée est de constituer un vivier d'une trentaine de chefs d'entreprises volontaires pour conseiller un adhérent sur une problématique précise qu'il aurait lui-même eu à régler : faire face au départ d'un salarié clé, s'implanter dans tel pays... Il ne faut pas oublier que le pire mal du chef d'entreprise est la solitude. Notre priorité numéro un est de rompre cette solitude.
Stéphanie Gallo
Daniel Villareale préside la CGPME Loire (600 adhérents). Objectif Nº1 pour 2016 : accompagner les adhérents pour rompre la traditionnelle solitude du dirigeant.