CGPME : «Il faut passionner les gens à l'entreprise»
# Ressources humaines

CGPME : «Il faut passionner les gens à l'entreprise»





Fraîchement élu président de la CGPME Nord, à 47ans, Philippe Beuscart évoque pour le Journal des Entreprises ses projets pour son mandat de 3ans.
Pourquoi prendre la présidence de la CGPMENord? Il y a du travail et j'ai envie de servir. La CGPME a besoin d'être tirée vers le haut. Mon objectif est que les gens travaillent tous dans le même sens, qu'on fédère ce département avec des projets.
Quels sont justement les projets et priorités de votre mandat? Mon premier objectif est de recruter de nouveaux adhérents. Nous en avons aujourd'hui environ 400, ce n'est pas assez. Il faut valoriser davantage le rôle de la CGPME au niveau du chef d'entreprise dans ce qu'elle peut lui apporter. C'est une aide de tous les jours. Il faut aussi intéresser les chefs d'entreprise à une mission, pour être plus présents dans les organismes paritaires, par exemple. Deuxième objectif: s'occuper de la formation et des questions comme l'intégration des minorités, les jeunes en entreprise. Le Nord compte pour cela d'excellentes écoles sur lesquelles il faut s'appuyer, comme l'Ecole de la deuxième chance. Troisième objectif: la création d'entreprises. C'est quand même à nous, patrons de PME, d'aider les créateurs! Je souhaite créer un fonds pour parrainer des chefs d'entreprise afin de les voir survivre au-delà des 18mois, se développer et devenir membres actifs de la CGPME. L'objectif est de créer des entreprises qui se positionnent sur des marchés à fortes valeurs ajoutées. Si nous voulons des produits à forte valeur ajoutée, il faut des gens formés. La CGPME va aussi aider les entreprises à l'export, un autre axe fort avec la transmission d'entreprises. Vu la conjoncture, il y a des entreprises qu'on ne sauvera pas, mais il y a un paquet de cadres prêts à reprendre des entreprises et il peut y avoir de belles endormies.
Quelle est votre vision de la conjoncture? Les PME du Nord ne souffrent-elles pas trop? C'est très variable d'une entreprise à l'autre mais le marché est tendu. Les gens ont peur. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas rester derrière un ordinateur pour gagner des millions. Cette crise est aussi informatique. L'avantage de la PME, par rapport au grand groupe, surtout quand elle est diversifiée, c'est de diversifier aussi ses risques. Une entreprise n'appartient pas à son patron, mais à tous. Il faut être à l'écoute des salariés et il faut que l'on passionne les gens, et notamment les jeunes, à l'entreprise, à la PME. Car ce qui fait le développement, ce sont les PME.

Géry Bertrande

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