CGPME Bretagne Le vrai départ?
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CGPME Bretagne Le vrai départ?

Patronat Après plusieurs années passées sans réelle stratégie régionale, la CGPME Bretagne se met en ordre de bataille. Objectif: être présente partout.

Dire que la CGPME, en Bretagne, manque de lisibilité, n'est pas exagéré. Ses dirigeants le concèdent eux-mêmes. La faute à un manque d'uniformité d'un département à l'autre. Mais les choses évoluent. L'organisation du "patronat réel" ou des " PME patrimoniales" - comme elle aime à se décrire elle-même - semble vouloir passer à la vitesse supérieure. Jacques Devaux, patron de la CGPME56, a ainsi été élu par ses pairs, cet été, président de l'organisation au plan régional. Une CGPME désormais 100% bretonne. Ce qui n'était pas vraiment le cas jusqu'alors.




La fin d'un feuilleton

«En 2007, la décision a été prise par le national de rendre les CGPME, dans les départements, indépendantes, rappelle Jacques Devaux. Le Finistère, le Morbihan et les Côtes-d'Armor avaient une CGPME en propre. Mais en Ille-et-Vilaine, elle était regroupée sous la bannière Union des Entreprises.» Face aux consignes du national, la CGPME, à Rennes, n'a alors pas d'autres choix que de quitter l'UE35, passant par la dissolution pure et simple de son antenne départementale. Ce qui, au passage, crée quelques tensions, les adhérents ne comprenant pas la décision du national.




«Occuper la place qui nous revient»

Quoi qu'il en soit, après cet épisode quasi fratricide, naît alors la CGPME Bretagne, présidée par le Finistérien Lucien Traon, «avec pour mission de recréer une CGPME 35 ans et une véritable CGPME Bretagne», présente sur les quatre départements, commente Jacques Devaux.Quatre ans plus tard, c'est désormais chose faite. En Ille-et-Vilaine, la CGPME bénéficie d'une antenne indépendante depuis déjà quelques années - présidée par Bruno Coeurdray. Et aujourd'hui, une véritable CGPME Bretagne, fédérant les quatre départements, est en place. De quoi passer à l'étape suivante: «occuper la place qui nous revient!», lance Jacques Devaux. Pour ce faire, en Bretagne, la CGPME va tout d'abord devoir grossir ses bataillons. Si elle annonce fédérer 6.000 entreprises, c'est surtout grâce aux branches adhérentes. Car en direct, elle ne rassemble en fait que 150 adhérents environ par département. Quand Jacques Devaux annonce que l'objectif est d'égaler la région Pays de la Loire et ses 10.000 adhérents directs, on mesure la tâche à accomplir pour y parvenir. Mais l'homme et son équipe y croient dur comme fer.




Le Ceser en ligne de mire

«Notre ambition est d'occuper notre place et rien que notre place. À ce titre, on revendique d'être partout!» Et de citer par exemple le conseil économique et social breton, où la CGPME n'est pas représentée alors que le Medef, si. Un cas unique en France. «Dans deux ans, on fera donc le nécessaire pour avoir les deux places qu'on n'a pas aujourd'hui», avance Jacques Devaux. Un dirigeant de la réparation navale aujourd'hui à la retraite et qui se définit comme un "organisateur". «J'ai trois ans pour mettre sur les rails une structure qui va rouler!», s'enthousiasme-t-il.

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