Ceux qui m'aiment prendront le train. On en vient à se demander si ce titre d'un film de Patrice Chéreau n'inspire pas outre mesure nos élus locaux. Vincent Feltesse comme Alain Juppé y vont de leur projet surdimensionné de ligne de transport. Le maire de Bordeaux a appelé de ses voeux, le 28 mars, la construction de deux dessertes de l'aéroport, via Pessac Alouette et Mérignac quatre chemins. Si la mise en place d'une liaison express entre la gare Saint-Jean et l'aéroport paraît indispensable (Voir page 6), on imagine mal la Cub lancer un projet de tram et une ligne de bus, là où une desserte suffirait. Autre lieu, même démesure. Le président de la Cub a fait voter la construction d'un tram-train pour relier Bordeaux Ravezies à Blanquefort, ville dont il était le maire jusqu'en juillet dernier. Qu'il s'agisse de la liaison aéroport ou du tram-train du Médoc, les deux projets ferrés ont en commun de voir trop grand. À peine quelques centaines de passagers pourraient emprunter le tram A jusqu'à l'aéroport si le projet d'extension voyait le jour. Et une étude de la Cub évoque 290 montées à heure de pointe sur la ligne Bordeaux-Blanquefort. Or, un tramway permet de transporter 4.000 à 6.000 voyageurs par heure et par sens ! Alors que la Cub vient de décider d'une baisse de ses crédits d'investissements, est-il pertinent d'évoquer ou de maintenir des projets aussi dispendieux ? @email Twitter :@YannBuanec
- LE BILLET