« Les raisons du commerce sont toujours les plus fortes ». Françoise Giroud avait certainement raison lorsqu'elle parlait ainsi de ce qui est aujourd'hui et a toujours été le nerf de la guerre : le commerce. C'est ce qui fait marcher une ville, la fait rayonner, la rend attirante, la pousse aussi vers le haut, pour satisfaire les désirs de consommateurs de plus en plus exigeants. Car travailler dans le commerce aujourd'hui, cela veut dire vendre, certes. Mais aussi trouver de nouvelles façons de vendre. Et à bien y regarder, le commerce est un miroir de la société de manière générale. Les commerçants et dirigeants de pôles commerciaux l'ont bien compris. Ce sont eux qui font évoluer le commerce rennais dans le sens de l'histoire. De l'histoire de la société bien sûr. Les dernières évolutions du commerce à Rennes, on les doit à quelques dirigeants à l'esprit toujours en ébullition. Parmi eux,
Nicolas Duforeau, le directeur de Grand Quartier à Saint-Grégoire. Celui qui est aussi vice-président de l'Union du Commerce fait office de chef d'orchestre pour un centre commercial de taille (90 enseignes) et qui est amené à s'étendre encore, pour faire face à l'accroissement de la population du nord de Rennes. Son centre a été l'un des premiers dans l'agglomération à mettre en place un "Drive" pour son hypermarché. Un service qu'il jugeait à l'époque nécessaire et que d'autres ont adopté depuis, comme les discrets
Yvon et Vincent Peinturier (Cleunay). Grand Quartier a également été le premier à mettre en place le paiement sans contact dans ses commerces avec la création d'une application pour smartphone, Kiips. Un service pionnier que d'autres ont envie de suivre, comme
Diane Mariotti, directrice de la Visitation, qui envisage également une expérience en paiement sans contact. Et qui s'investit de plus en plus dans l'Union du Commerce. L'institution vieillissante ces dernières années revit d'ailleurs et connaît une nouvelle émulation avec l'arrivée d'une plus jeune génération de commerçants :
Marc Porcher (président : Super U Mordelles),
Emmanuel Houdus (Pic Wic),
Christophe Gaultier (Colombia),
Michel Seimandi (Ikéa) ou
Yannick Kervarrec (Leclerc Saint-Grégoire), qui a su rassembler nombre de ses confrères lors de l'inauguration de son nouveau centre commercial fin 2012. Mais l'évolution se fait aussi par de jeunes... femmes. Avec l'arrivée d'une secrétaire générale à l'Union du Commerce en la personne très dynamique et souriante de
Stéphanie Verrimst-Lacroix, on sent poindre de nouvelles visions du commerce, axées sur les TIC, le partage d'expérience, le développement durable,etc. Outre Diane Mariotti,
Gaëlle Aubrée (Directrice d'Alma) apparaît comme la femme incontournable du commerce rennais, élue récemment "Femme dirigeante de l'année" par les Trophées Femmes de l'Économie 2012. À Chantepie,
Marie-Anne Simon-Philippe (meubles Philippine, élue à la CCI, présidente de la chambre régionale de l'ameublement et de l'équipement de la maison) tente, elle, de relancer l'association des commerçants de la zone, qu'elle avait créée en 1985, et qui aurait pour vocation de travailler sur son attractivité. Et c'est encore une femme qui est arrivée au sein du directoire de l'autre association de poids dans le commerce, Le Carré Rennais :
Yola Salaün (Institut Citron Vert) marque doucement de son empreinte la structure aux côtés de
Christophe Lucas et
Jean-Marc Gillouard, (également élu en charge du commerce à la CCI de Rennes).
Magasins On compte à Rennes une douzaine de pôles commerciaux. Pour les animer, des personnalités plus jeunes, et de plus en plus de femmes.