L'une veut en garder au maximum. Les deux autres veulent en récupérer... au maximum. À coups de motions qui n'engagent que celles et ceux qui les votent, les conseils municipaux des trois principales villes d'Alsace n'en finissent pas de démontrer que l'Alsace unie est un concept certes passionnant, mais encore loin d'être gagné. Ou quand Mulhouse assiège Colmar qui assiège Strasbourg... Cette dernière, au nom de son statut de capitale régionale (qui lui vaut d'être assurée d'avoir le siège du législatif) et européenne, veut conserver un maximum de directions et le siège de l'exécutif du futur Conseil d'Alsace. Colmar, capitale du Centre-Alsace, revendique elle aussi l'exécutif qui lui semble promis et Mulhouse, capitale du Sud-Alsace, se positionne pour les miettes. L'intérêt général s'arrêterait-il donc aux portes de chacune de ces villes-capitales? À l'heure où s'engage la ligne droite vers le référendum qui doit entériner le 7avril prochain le principe du Conseil d'Alsace, c'est une (petite?) épine dans le pied de ses partisans qui vont battre la campagne. Ils devront déployer des trésors de diplomatie pour satisfaire tout le monde et permettre aux édiles d'en sortir la tête haute. Un exercice, Philippe Richert l'a déjà prouvé récemment, qui n'est pas insurmontable... Tiens, en fait, moi aussi je veux faire avancer le débat: quelqu'un a-t-il déjà essayé de déterminer où se situe très précisément le centre de l'Alsace? Sans doute quelque part dans le Ried, à cheval sur la frontière, euh pardon, la limite entre les deux départements qui constituent cette grande région. À bon entendeur... @email twitter:@ArmengaudPhilip
- LE BILLET