Céréco : Le roi des céréales bio s'agrandit à Domagné
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Céréco : Le roi des céréales bio s'agrandit à Domagné

Après avoir investi trois millions d'euros en 2011 dans sa production, Céréco réinvestit deux millions pour doubler son entrepôt de stockage à Domagné. Cette stratégie répond à une croissance continue et à de nouveaux projets dans le nappage au chocolat, le snacking...

Discret, le groupe Céréco est pourtant l'un des leaders de son secteur en France. L'enseigne bretonne fait partie des principaux producteurs français de céréales 100 % bio pour le petit-déjeuner. Un marché de « petites séries » quelque peu délaissé par les majors du secteur et sur lequel ces « petits » acteurs ont fait leur place.




De 20 tonnes par an en 1991 à 20 tonnes par jour en 2014

À l'origine, l'entreprise bretillienne fondée en 1989 par Philippe Join était très artisanale, autour de trois recettes au feu de bois. En 1991, Gérard Le Goff, alors agriculteur, s'y est intéressé et a repris la société pour en faire un groupe majeur aujourd'hui, autour de 350 références dont une dizaine de nouvelles chaque année. « Je cherchais une diversification », raconte l'actuel dirigeant qui fêtera bientôt les 25 ans de l'entreprise. « Au premier exercice, nous faisions 20 tonnes de céréales sur l'année, aujourd'hui ce sont 20 tonnes par jour », sourit-il affichant quelque 6.000 tonnes de céréales transformées par an, tous produits confondus. « On reste artisanal par nos petites séries, mais nous avons industrialisé le process. »




Quatre usines en France et un effectif doublé en sept ans

La première transformation (nettoyage et floconnage des grains de céréales) se fait dans les Deux-Sèvres où Gérard Le Goff a repris une unité en 2009. Sur son effectif global de 80 salariés, qui a doublé en sept ans, quatre personnes travaillent là-bas. La deuxième transformation se déroule à Domagné, à l'est de Rennes où se situe le gros des troupes autour de quatre lignes de conditionnement. En 2011, Céréco y a investi trois millions d'euros pour agrandir la production de 3.700 m². Ce mois-ci, démarre l'extension du stockage (1.800 m²), déjà agrandi en 2007 : un nouveau programme de près de deux millions d'euros dont 900.000 pour le seul bâtiment, qui sera livré en 2015.




Stocker plus, produire plus

Ces chantiers doivent permettre d'absorber l'augmentation des volumes. Car l'activité de Céréco est florissante, au-dessus des 8 à 10 % de croissance annuelle moyenne de son secteur, assure Gérard Le Goff. Hormis un « palier » atteint en 2011, il ne connaît pas la crise. Ses efforts d'innovation, pour élargir sans cesse sa gamme, payent. « Si nous pouvons stocker davantage, nous pourrons produire plus. Depuis le début de l'année, nous connaissons des progressions importantes, à deux chiffres », ajoute l'industriel indépendant et seul actionnaire. Il y a un an, Céréco a repris un petit atelier de 600 m² à dix kilomètres de Domagné, dont se séparait le groupe Panavi à Saint-Aubin-des-Landes. « Nous avons dédié ce site à de la production sans gluten », explique Gérard Le Goff qui en faisait déjà auparavant mais, là encore, sa gamme va s'étoffer.




Des projets autour du nappage au chocolat

Ce site, où travaillent pour l'instant deux salariés, est aussi pilote pour le nappage au chocolat, une nouvelle activité en phase de démarrage. « Nous avons des projets autour du chocolat... », confie Gérard Le Goff dont les galettes de riz se déclinent désormais au chocolat noir ou au lait. « C'est un marché qui peut être prometteur. Il n'y a pas de fabricant français », souffle le dirigeant breton qui produit aussi des barres de céréales et bientôt des roses des sables.




Développer le snacking

Son quatrième site de production est situé en Normandie, à Bricquebec dans la Manche. Depuis sa reprise à la barre du tribunal, sauvé de la liquidation en 2010, Rouget Production est passé de 25 à 40 salariés, pour 4 M€ de chiffre d'affaires. Ici, sont produits les biscuits et tartines croquantes de sa marque Ki'Kroc, mais aussi du pop-corn. « Nous allons développer la gamme snacking », dévoile Gérard Le Goff qui a déjà quelques biscuits apéritifs à son actif. Tous ses produits se retrouvent à 60 % dans les magasins spécialisés, sous la marque Grillon d'Or ; 35 % en GMS sous la bannière Terrres & Céréales ; et 5 % partent à l'export, en Europe, mais aussi jusqu'en Australie et au Japon qui revient dans la course. Et hormis le riz qu'il importe, Céréco se fournit essentiellement en France auprès d'une coopérative charentaise (pour 40 %) et en Bretagne aussi (30 %) via les Greniers Bio d'Armorique Du bio en barres !

Céréco



(Domagné)


P-dg : Gérard Le Goff 80 salariés CA consolidé : 25 M€ 02 99 00 02 66 www.cereco-bio.fr

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