Mise en place en 2007, la cellule de reclassement des salariés de l'aéronautique licenciés suite au plan Power8, voit son champ d'application étendu à l'ensemble de la filière. Précisions avec Dominique Maréchau, directeur adjoint du travail à la Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP) de Haute-Garonne.
Dans quel contexte cette cellule a-t-elle vu le jour?
C'était il y a deux ans, au moment de l'annonce des grandes restructurations de l'aéronautique. Le plan Power8 d'Airbus allait s'accompagner de suppressions directes et indirectes d'emplois et de non renouvellements de CDD et de contrats d'intérim. Nous avions alors fait le tour des entreprises du secteur, des organisations syndicales et professionnelles pour déterminer ce qu'il serait pertinent de mettre en place. La CGPME31 semblait très inquiète du fait qu'un certain nombre de sous-traitants allaient voir leurs marchés se rétrécir ou disparaître. Aussi leur avions-nous proposé la mise en place d'une cellule de reclassement interprofessionnelle et interentreprises, ce qui était à l'époque une première en Haute-Garonne. Presque en même temps, la métallurgie a d'ailleurs opté pour un dispositif similaire destiné aux entreprises de sa branche.
Qui participe à cette cellule?
La convention signée en septembre 2007 et renouvelée en mai dernier lie la DDTEFP, la CGPME31 et les organisations CFDT, CFTC, CGC, CGT et FO, avec l'appui de la Région. Un opérateur privé a été désigné pour assurer l'animation de la cellule: il s'agit de la Sodie.
En plus d'être renouvelé, le dispositif a été étendu. Pour quelles raisons?
Le contexte a changé: il y a eu Power8, Power8+ et maintenant la crise économique mondiale qui touche de plein fouet le transport aérien. Pour en tenir compte, nous avons décidé d'ouvrir la cellule à toute la filière aéronautique: sous-traitants, prestataires directs ou indirects. Peuvent y faire appel les entreprises de moins de 50salariés, celles dont les licenciements sont inférieurs à 10personnes et celles qui sont placées en redressement ou liquidation judiciaire.
Comment cette cellule est-elle perçue par les PME?
Nous avons constaté que beaucoup n'osaient pas y faire appel, craignant pour leur image. Nous allons donc intensifier la communication sur l'existence et l'intérêt de cette cellule qui, pour une participation modique (de 200 à 500€ HT par salarié, en fonction de l'effectif, ndlr), les aide à répondre à l'obligation de reclassement à laquelle elles sont tenues.
Contact : 05.34.61.19.80 (Sodie)