Ce qu'en disent deux chefs d'entreprise

Ce qu'en disent deux chefs d'entreprise

«Si la réforme était passée en 2009, notre taxe aurait été 50% moins élevée pour deux raisons. D'une part, nous avons beaucoup investi en matériel et, d'autre part, dans le décolletage, en mécanique de précision, nous avons subi de plein fouet la crise entraînant une baisse substantielle de notre activité. La CTE se base sur la valeur ajoutée et non plus sur le matériel comme c'était le cas jusqu'à présent. Qu'il soit vétuste ou non, la TP se calculait toujours sur le prix d'achat de l'équipement. C'est la raison pour laquelle la TP était qualifiée de taxe imbécile», déclare Dominique Ferrier, gérant de 3D décolletage à Voiron (7 salariés). «Nous avons estimé que la CTE nous serait légèrement favorable à hauteur de 10% par rapport à la TP. Cet avantage devrait compenser la taxe carbone qui ne saurait tarder. L'impact est vraiment trop faible pour qu'elle donne un peu d'air à notre activité qui sort de la crise sans toutefois retrouver la courbe ascendante de 2008. Globalement, ce coup de pouce est tellement insignifiant qu'il ne peut changer notre politique d'investissement», explique Pierre-Yves Fayard, directeur financier du groupe Wheelabrator Allevard, spécialiste de la grenaille abrasive et des outils diamantés, basé au Cheylas et implanté dans une trentaine de pays (effectif: 1.800; CA 2007: 439M€).