Interpellée par nos soins, l'UCC Ouest (Union des conseils en communication) s'est d'abord dite étonnée de ne pas avoir eu de remontées d'agences sur cette histoire de marché public. «J'ai bien eu un coup de fil mais personne n'a saisi formellement l'UCC Ouest à ce sujet», regrette Jérôme Philippe, porte-parole de l'organisation professionnelle. Et d'expliquer la position de l'UCC. Premièrement, le code de Lisbonne relevé par certains confrères ne tient pas dans le cas précis des Champs Libres, affirme Jérôme Philippe. «Notre métier ce sont les relations presse, pas les relations publiques comme le précise le code.» De plus, cette demande de résultats n'est-elle pas une évolution logique de la profession d'attaché de presse, s'interroge l'UCC Ouest.
«Notre profession évolue»
«Notre profession évolue. Pourquoi donc on ne pourrait pas imaginer une activité qualifiant le résultat de notre travail? À l'UCC Ouest, on est prêt à un débat autour d'un cahier des charges, avance Jérôme Philippe. Cela permettrait de faire le ménage chez nous et de valoriser notre travail.» Pour être tout à fait transparent, Jérôme Philippe, par ailleurs patron de l'agence de relations presse rennaise Communiqués, reconnaît qu'il a répondu, lui, à l'appel d'offres des Champs Libres. Et de s'en expliquer. «Ce dossier n'est pas malhonnête dans son approche. Par contre, j'ai demandé à travailler les critères avec eux. Rien n'empêche en effet une agence de mettre zéro en face d'une demande de résultats.» www.ucc-ouest.org