C'est sur son blog* que Christophe Caillaud-Joos a annoncé le 27janvier dernier son «licenciement» du poste de directeur du CCO, la structure nantaise chargée de la promotion des agences de communication, entreprises, institutions et collectivités du grand Ouest. «Après plus de sept ans de bons et loyaux services consacrés à redresser le CCO, certains ont estimé que ma personnalité et mon action n'étaient plus compatibles avec ma fonction de directeur général et m'ont licencié», explique l'ancien directeur de la communication et du marketing du groupe Neptune (St Yorre, Vichy Célestins,etc.). Contacté, Philippe Audic, président du CCO, tempère le terme de licenciement. «Il est prématuré de l'évoquer. À ce jour, le conseil d'administration du CCO a simplement décidé à l'unanimité d'engager un processus de séparation dont la forme reste à définir et doit faire l'objet de discussions avec Christophe Caillaud-Joos», explique-t-il, sans s'exprimer plus en avant sur le fond. Selon plusieurs sources proches du dossier, la situation serait cependant due à «une pertede confiance» des administrateurs dans l'action de Christophe Caillaud-Joos et de certaines orientations données au CCO. Une perte de confiance qui aurait aussi contagié tout ou partie des neufs salariés de la structure. Il semblerait également que Christophe Caillaud-Joos ait fait les frais de sa récente charge envers la CCI de Rennes et le réseau CBC 35, accusés de plagier une manifestation créée par le CCO. Une attaque virulente qui avait créé la polémique en pleine phase de rapprochement entre Nantes et Rennes, défendue ardemment par les édiles des deux villes. Enfin, il est incontestable que plusieurs acteurs avaient très mal perçu l'incursion du CCO sur le marché du conseil en promotion et marketing territorial. Cette initiative avait notamment irrité plusieurs agences de communication, qui estimaient alors que le CCO venait marcher sur leurs plates-bandes, passant dès lors de son rôle de structure de valorisation à celui de concurrent. Défendant de son côté son bilan financier, Christophe Caillaud-Joos restera comme le directeur qui a mené à bien la belle rénovation du lieu, finalisée en 2008. Le lancement réussi du réseau des 1000 de l'Ouest figure également à son actif, tout comme l'installation de rendez-vous désormais très attendus comme le Top 30 des agences ou le grand prix de la créativité publicitaire. Dans l'attente de la résolution de la situation, Philippe Audic assurera avec le bureau du CCO (Alain Gralepois, Pascal Bolo, Tony Lesaffre, Alexandre Mazzorana-Kremer et Éric Warin) l'intérim à la tête de la structure.
*leblogdeccj.blogspot.com www.cco-nantes.org
Remous à la tête du CCO, dont le conseil d'administration a décidé de se séparer de Christophe Caillaud-Joos, directeur de la structure depuis sept ans.