En Anjou, une seule liste donc soutenue par les syndicats patronaux du département, Medef Anjou et Choletais, CGPME, UIMM, FFB. Celle conduite par Éric Grelier, vice-président de la CCI de Maine-et-Loire depuis 2011 en charge du commerce et de l'entrepreunariat. Âgé de 54 ans, le dirigeant de Nova Flore est un proche d'Éric Groud, le président sortant qui reste toutefois dans l'équipe. Près de 25.000 chefs d'entreprise sont appelés à participer au scrutin pour élire les 50 membres qui les représenteront à la chambre consulaire. Le respect de la diversité des territoires et des secteurs d'activité caractérise une liste renouvelée quasiment pour moitié. Avec quelques départs comme ceux de Jean-Yves Fouché, vice-président en charge de l'industrie qui a cédé son entreprise Biofournil il y a quelques mois ou Stéphane Martinez, co-dirigeant de Marty Sports. Et des arrivées : Étienne Dugas (groupe RIPP à Cholet), Édith Giffard (Giffard), Laurent Marbach (Grolleau à Montillers) ou Emmanuel Picot d'Evolis. La nouvelle équipe le sait, elle devra agir dans un contexte de réduction de ses recettes fiscales (autour de 1 million d'euros de moins par an pour un budget annuel de 30 millions). « Cette évolution a été pilotée, assure Éric Grelier. Nous serons une chambre avec moins de ressources, mais cela ne met pas en péril notre modèle. »
En Sarthe
Liste unique également pour la CCI du Mans et de la Sarthe. Une liste grandement renouvelée avec pas moins de 27 nouvelles têtes sur les 36 noms que compte cette liste baptisée « En avant l'entreprise ». Parmi les nouveaux candidats, on trouve Christophe Buchet, dirigeant de la Sarr et président de l'UIMM sarthoise, Muriel Nowik, dirigeante de la Bureauthèque, Philippe Dorise, P-dg du nouveau Groupe Dorise, ou encore Anne-Elisabeth Morin, présidente de Plastigom à Champagné. Des candidats surtout issus du territoire de Le Mans Métropole, à l'exception toutefois d'Estelle Masson, qui dirige la métallerie EAPS à Pontvallain, et qui figure également sur la liste sarthoise pour le scrutin à la CCI régionale, en tant que suppléante de Noël Peyramayou. Actuel président de la chambre départementale, celui-ci siège depuis 2013, suite au retrait de Bernard Warain réélu en 2010. Noël Peyramayou et ses co-listiers devront composer dans les 5 ans à venir avec la crise budgétaire qui affecte les chambres consulaires. Sur la période 2014-2017, la CCI sarthoise fait avec un manque à gagner de deux millions d'euros sur un budget annuel de 21 millions.
La participation
Peu de surprise à attendre de ce côté-là. Lors des élections de 2010, le taux de participation n'avait atteint que 17 % au plan national. En Anjou, il était de 15,47 % (près de 10 points de moins qu'en 2005) et de 10 % dans la Sarthe.
Rien d'étonnant pour un scrutin joué d'avance.