Fin juin, le nouveau projet de la CCI régionale de Bretagne, issue de la réforme générale des politiques publiques, devrait être voté. Déjà, son mode de gouvernance a obtenu le feu vert des élus bretons à l'unanimité lors de leur dernière assemblée générale. «Nous ne voulons pas une CCI régionale plus grosse, mais plus forte et plus crédible», prévient Alain Daher, président de la chambre consulaire. «Une CCI de Bretagne qui doit se faire entendre», et qui centralise les activités liées à la vie consulaire, la communication, les études et la gestion des ressources. «Avec pour priorité le recrutement régional pour éviter tout plan social», précise l'élu costarmoricain, insistant sur la notion de «faire toujours mieux à moindre coût».
Rôle central des directeurs généraux
Désormais, les CCI territoriales verront leurs responsabilités renforcées autour de leurs métiers de base. Avec une délégation de maîtrise d'oeuvre, afférente aux directeurs généraux, pour piloter les douze commissions régionales que sont création, reprise et transmission; commerce; tourisme; service; industrie et filières; développement durable; formation; innovation et intelligence économique; international; réseaux et actions transversales. «Avec cette délégation de maîtrise d'oeuvre, la CCI régionale bénéficie d'un directeur général immédiatement opérationnel», indique François Clément, directeur général de la CCI de Quimper-Cornouaille. Sous le contrôle du bureau régional, le directeur général aura pour mission de travailler en concertation et en confiance avec ses équipes. Et jamais un directeur général ne se retrouvera dans une commission avec son président territorial. «Ce qui doit favoriser la fertilisation régionale», précise Éric de Rancourt, directeur général de la CCIR.
Et la proximité ?
Un bémol à cette nouvelle organisation, soulevé par un élu: l'effet filtre entre les sept CCI territoriales et les élus. Car au centre se trouvent les groupes d'experts et directeurs généraux. «Comment les entreprises sur le terrain peuvent-elles remonter directement vers le Parlement des entreprises de Bretagne?», questionnait-il. Devra ainsi se mettre en place une communication interne des plus efficace à destination des collaborateurs et des élus. Mais une question demeure. Délesté du poids de la bureaucratie institutionnelle, le mammouth consulaire sera-t-il assez alerte pour conserver son rôle de proximité dans les territoires ?
Consulaire Les CCI bretonnes sont tombées d'accord sur le mode de gouvernance d'une CCI régionalisée. Il convient aux directeurs généraux de piloter l'engin.