Carrières : Une industrie bretonne méconnue
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Carrières : Une industrie bretonne méconnue

Douze d'entre elles ont été distinguées le mois dernier pour leurs efforts en matière d'environnement. De quoi sortir les carrières bretonnes de l'anonymat.

Très souvent montrées du doigt ces dernières décennies, considérées comme pollueuses ou ennemies de l'environnement, les carrières bretonnes ont fini par se faire très discrètes... Pourtant, elles représentent un secteur économique clé pour l'aménagement de la région.




3e région française productrice de granulats

En Bretagne, les industries de carrières et matériaux de construction ne représentent ainsi pas moins de 260 entreprises. Des petites et des moyennes unités (carrières, centrales à béton, ateliers de façonnage du granit...) qui maillent tout le territoire. 4.700 collaborateurs y travaillent: des chefs de carrières, des foreurs mineurs, des agents de laboratoire, des polisseurs, des tailleurs de pierre etc. Et chaque année, elles dégagent un milliard d'euros de chiffre d'affaires. De ces sites bretons, plus de 32millions de tonnes de granulats (graviers et sables extraits de carrières ou provenant du recyclage de matériaux de démolition) sont extraits par an. Cela représente 30kg par jour et par habitant, soit la deuxième consommation après l'eau. «Il faut savoir que la Bretagne est aujourd'hui la troisième région française productrice de granulats», souligne Jean-Marc Dubois, président du comité régional Charte environnement Carrières de Bretagne. «De ces 48 sites de carrières proviennent 54% de la production nationale. Les carrières constituent le réservoir en produits de carrières et matériaux de construction pour le bâtiment, les travaux publics, le négoce, l'industrie...»

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