La parution de notre article sur la nouvelle organisation des business angels bretons en Breizh Angels, et au fait qu'ils dénoncent un certain manque de soutien de la part de la Région, a fait réagir son président Pierrick Massiot et celui de Bretagne Jeunes Entreprises (BJE), Christophe Blanchy. Tous deux font part de leur « étonnement » face aux propos des business angels. « Le conseil régional n'a, en aucun cas, diminué ses efforts de soutien aux jeunes entreprises, mais au contraire renforcé son dispositif de financement de l'amorçage en s'engageant dans le fonds d'amorçage interrégional, en confirmant sa participation dans les outils communs, en particulier avec Bpifrance ou avec la SATT dont l'une des missions est l'amorçage. » Sans pour autant remettre en cause le « rôle très important » joué par les Breizh Angels « au service de l'économie bretonne », la Région rappelle ses propres outils et engagements, dont une aide de 81.000 euros pour trois ans, qui « avait pour objectif de les accompagner dans leur structuration et par conséquent n'avait pas vocation à se pérenniser ». Quant à BJE, l'organisme a vu élargie sa mission du financement en fonds propres des PME. « BJE a pour ce faire, renforcé ses moyens en réalisant en 2012 une augmentation de capital de 2,4 M€. »
Moins de fonds levés
Sans rentrer dans la polémique, Jean-Jacques Fuan, ex-président d'Armor Angels, maintient la position du réseau breton. « Dans le domaine du capital-risque, les business angels sont désormais les seuls à intervenir. La Région continue, et nous ne l'avons jamais contesté, à soutenir des entreprises en capital investissement. Il est regrettable de ne plus intervenir dans le soutien aux start-up en phase d'amorçage avec effectivement des risques d'échec, mais aussi souvent, avec des potentiels de développement importants. » Pour les angels bretons, « la région ne peut contester que les orientations nouvelles de BJE sont essentiellement tournées vers le capital investissement. L'absence de co-investissement en capital-risque limite le montant des levées de fonds. À l'image de la start-up New Wind où nous n'avons pu répondre qu'à hauteur de 93.000 euros pour une première levée de fonds de 250.000 euros. »
Les différences de points de vue sur le soutien au capital-risque persistent entre l'exécutif régional, Bretagne Jeunes Entreprises et le réseau Breizh Angels.