Si la crise a eu un effet positif pour un certain nombre d'entreprises, c'est de les forcer à remettre à plat leur organisation et leur structure de coûts, en vue de les optimiser. Outre les services généraux, l'énergie, le poste informatique, l'entreprise a aussi tout intérêt à se pencher sur les frais engendrés par ses emplois. D'autant que «le capital humain constitue un coût majeur pour les entreprises. Quand l'activité se porte bien, elles cherchent le plus souvent à optimiser les coûts liés à l'emploi d'un salarié en utilisant des mécanismes incitatifs sur le plan fiscal et social. En période de sous-activité, elles vont plutôt tenter de modifier l'organisation du travail», analyse Cyril Crugnola, avocat chez Ernst & Young société d'avocats. Effectivement, les mesures de réduction de coûts ne sont pas les mêmes si l'entreprise se trouve en situation de sous-activité, de recrutement ou qu'elle vogue à son rythme de croisière. En période normale d'activité, une bonne analyse de vos bulletins de salaire ainsi que de vos obligations légales doit vous permettre de dégager des économies, qui seront sans incidences sur votre organisation. En revanche, en période de crise, il devient essentiel de faire bouger les lignes, sachant que le législateur a assoupli en 2009 un certain nombre de dispositifs. Avant de procéder à des licenciements, l'employeur dispose de quelques cartouches pour se donner un peu d'air. Enfin, alors que certains secteurs commencent à entre-apercevoir une timide sortie de crise, il pourrait être de bon ton de s'intéresser aux manières de recruter à moindre frais. D'autant que si certains dispositifs peuvent être contraignants pour les entreprises (insertion, etc.), d'autres, comme le ?zéro charge?, ne demandent quasiment aucun effort.
En période de crise, l'entreprise cherche à réduire ses coûts. Notamment, ceux importants liés au capital humain. Reste qu'il lui faut aussi préparer la sortie de la tempête et donc conserver autant que possible ses effectifs. Comment alors optimiser les charges liées au capital humain sans licencier? Et, de façon plus globale, l'entreprise ne peut-elle pas optimiser ce poste dans une période d'activité normale ou en période d'embauche?
Dossier réalisé par Stéphane Vandangeon