Le courtier rouennais en assurances et réassurances maritimes fête en 2009 les dix ans de la fusion entre Bidault de Bardy et Philmar Assurances. 1793! Si Cap-Marine fête cette année les dix ans de la fusion entre le Rouennais Bidault de Bardy et le parisien Philmar Assurances, c'est dans la création d'une deuxième charge de courtiers jurés d'assurances maritimes à la bourse de commerce de Rouen à la fin du XVIIIesiècle, que l'entreprise puise réellement ses racines.
Barry Rogliano Salles partenaire de poids
L'avènement de Bidault de Bardy SNC dans la décennie quatre-vingt, devenu SA suite au rachat des actions par les salariés en 1993, a donné naissance il y maintenant dix ans à l'un des leaders sur le marché de l'assurance et de la réassurance maritime. «En 1999, nous avons absorbé Philmar», se souvient Olivier Renault, le président de Cap-Marine. Une étape qui va permettre au courtier d'élargir sa clientèle à l'international et qui aura pour première conséquence de tripler ses effectifs comme son chiffre d'affaires. Aujourd'hui, les salariés actionnaires (sept qui devraient être rejoints par huit nouveaux entrants) se partagent 82% du capital; le reste étant détenu par le premier courtier d'affrètement français, Barry Rogliano Salles. Courtier en assurances, Cap-Marine agit comme un intermédiaire opérant pour les chargeurs en plaçant les risques de ses clients auprès d'assureurs Français, Scandinaves et Anglais pour l'essentiel. «Notre métier, explique Olivier Renault, c'est de savoir où se trouve le marché», partout dans le monde, y compris sur les marchés émergents «comme l'Inde ou la Russie» pour déterminer une stratégie de placement. Au final, Cap-Marine «syndique le risque et optimise les placements!»
Dix ans de croissance à deux chiffres
Ses clients, en majorité des nationaux, sont armateurs, lamaneurs, stations de pilotage, transitaires commissionnaires de transports ou même établissements portuaires. Sans oublier l'étranger où les grands noms comme Maersk font confiance au courtier normand. Cap-Marine, qui figure dans le trio de tête des principaux cabinets de courtage français, a réalisé en 2008 6,5M€ de CA (volume d'affaires de l'ordre de 65M€), affichant une croissance de +20%. Et pour 2009, Olivier Renault reste optimiste, même si celui-ci ne devrait pas, pour la première fois depuis dix ans, atteindre «les deux chiffres».
Guillaume Ducable