Bretagne Pôle Naval : Dansle tempo des énergies marines
# Conjoncture

Bretagne Pôle Naval : Dansle tempo des énergies marines

Lors de son AG de mai, Bretagne Pôle Naval a réaffirmé son intérêt pour la production d'énergies marines. La sous-traitance auprès des porteurs de projets étrangers est une des voies envisagées pour les 65 entreprises adhérentes.

À ce jour, on dénombre huit projets d'installations de production d'énergie en mer, le long du littoral breton. Ils se nomment Poweo et Nass & Wind (3) pour l'éolien fixe en mer; Winflo et Blue H pour les éoliennes flottantes; Open-Hydro/EDF et Sabella pour l'hydrolien. Ces dossiers sont plus ou moins avancés, Sabella ayant déjà immergé un démonstrateur à Bénodet, dans l'estuaire de l'Odet. Dans les mois à venir, l'industrialisation devrait s'opérer sur certains projets, ce qui fait dire à Gilles L'Haridon, le délégué général de Bretagne Pôle Naval, que «des opportunités vont se présenter. Des besoins vont notamment s'exprimer pour l'interface entre les ports et les parcs éoliens offshore et pour la maintenance des machines.» Pour mémoire, le 17octobre 2008, la Région et onze partenaires publics et privés (État, collectivités, entreprises, chercheurs) ont signé une Initiative partenariale nationale pour l'émergence des énergies marines (Ipanema). Objectif: développer d'ici à 2020 une filière scientifique et industrielle, créer des sites d'essais en mer et développer des démonstrateurs en Bretagne. «Nous disposons de trois ans pour exister dans cette filière avant que les groupes énergétiques se positionnent facilement, avance Jean-Jacques Le Norment, de l'agence économique de Bretagne. Il faut rapidement structurer notre demande. L'idéal serait d'établir un plan d'actions en janvier2010.»




Des débouchés au Royaume-Uni

En dehors des débouchés locaux, c'est peut-être outre-Manche que pourraient se trouver leurs axes de développement. Les autorités britanniques ont décidé, par le biais d'éoliennes offshore, de fournir 30.000 mégawatts... Avec 2,5M€ investis en moyenne par MW, les industriels bretons auraient tout intérêt à se positionner. «Avec 1.160 turbines installées, à raison de six visites annuelles, cela pose inévitablement des questions sur le maintien en condition opérationnelle. Pour l'instant, le problème n'est pas encore résolu. Nos industriels auraient donc tout intérêt à se confronter aux donneurs d'ordre étrangers avant l'installation des parcs régionaux», avise Jean-Jacques Le Norment. En attendant, les conclusions de l'étude commandée par BPN à BRS (courtier maritime) seront connues à la fin juin. Outre les énergies marines renouvelables, quatre autres secteurs ont été choisispar l'association: la construction de navires de 30 à 100m pour le cabotage; la maintenance et réparation de navires de commerce de moins de 130m; la maintenance et le refit de yachts de plus de 30m; les installations de process/traitement des fluides d'huile et de gaz. «Il est important de trouver des relais de croissance aux activités de défense et de pêche qui diminuent chaque année», conclut Gilles L'Haridon.






Contact: Gilles L'Haridon au 02.97.02.40.96; www.bretagnepolenaval.org

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