Bretagne : La fondation Solacroup veut placer 1.000 jeunes en emploi à Londres
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Bretagne : La fondation Solacroup veut placer 1.000 jeunes en emploi à Londres

À Dinard, une fondation poursuit l'oeuvre de Marie-Thérèse Solacroup en lui donnant un caractère économique et international. Un levier pour les entreprises bretonnes.

En léguant en 1968 toute sa fortune et son domaine familial à Dinard, Marie-Thérèse Solacroup imagineait sans doute déjà la suite à lui donner. Sans doute pas l'envergure économique qu'elle prendrait. Car aux oeuvres sociales - sa maison d'enfants a fêté ses 40 ans en 2013 -, se sont greffées de nouvelles vocations gérées par la fondation créée à sa demande par Hervé Dufresne. C'est le fils de ce dernier, Guillaume Dufresne, qui pilote la structure depuis 1999. Michèle Payen-Toulouse, présidente de l'Institut Marie-Thérèse Solacroup, l'épaule depuis 2002 dans cette mission. L'institut a pour vocation l'accueil de séminaires, stagiaires et autres rencontres professionnelles, qui ont pris une dimension internationale. Depuis 2010, le programme Talents du Monde consiste à accueillir et former, deux fois par an en Bretagne, une quinzaine de jeunes entrepreneurs de huit pays africains, en partenariat avec la Région et l'Union économique et monétaire ouest-africaine et en lien avec des chefs d'entreprise bretons. « Nous les confrontons et les aidons à mieux développer leur entreprise en liaison avec des professionnels du même secteur. C'est un accélérateur de business. Nous en sommes à dix promotions, soit 150 stagiaires accueillis et plus de 250 entreprises bretonnes parties prenantes », s'enthousiasment Michèle Payen-Toulouse et Guillaume Dufresne qui veulent accélérer. « Nous allons faire progresser le modèle en passant de deux à trois promotions annuelles, plus courtes. » Celles-ci se tiendraient en mai, septembre (au moment du Space) et novembre. Les entreprises bretonnes aussi ont leur carte à jouer. « C'est l'objectif : qu'elles y trouvent un intérêt. En Afrique, il y a tant à faire, notamment en agriculture et agroalimentaire. Ici, nous avons le savoir-faire et là-bas, avec peu de moyens, on peut peut faire beaucoup... »




Nouveau programme en vue

De même, la fondation réfléchit à lancer en septembre un nouveau programme calqué sur celui « Pelican » mené par le Centre d'échanges internationaux (CEI) que dirige Guillaume Dufresne à Paris. Objectif : placer 1.000 jeunes en emploi par an à Londres. « Nous en accueillons 10.000 en galère d'emploi. Nous voulons créer un programme similaire pour les jeunes Bretons. » Ils bénéficieraient d'un mois de formation, mise à niveau linguistique et préparation au départ, à Dinard, puis d'un autre mois pour des entretiens d'embauche sur place. Soit deux mois de financement à trouver... Le CEI et la fondation se sont d'ores et déjà engagés. Ils lancent un appel aux entrepreneurs bretons. Ce sont les revenus locatifs de ses biens qui permettent de financer une part des actions de la fondation, pour un million d'euros par an.




Contact : 02 99 46 66 03 www.institutsolacroup.com

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