Bretagne : Aucune ETI bretonne dans l'accélérateur BPI

Bretagne : Aucune ETI bretonne dans l'accélérateur BPI

Parmi les 23 entreprises de la première promotion de son « Accélérateur ETI », Bpifrance ne recense aucune société de la région Bretagne. Ce n'est pourtant pas faute d'un vivier suffisant...

Une simple recherche et l'on trouve le chiffre de 155 entreprises de taille intermédiaire, les fameuses ETI, qui ont leur siège en Bretagne. Ces success-stories bretonnes de plus de 250 salariés et 50 à 200 millions d'euros de chiffre d'affaires s'appellent Galapagos, Sill, Norac, Legendre... Leur nombre exact serait officiellement plus proche des 120 si l'on exclut les branches dépendantes d'un groupe extérieur. Par ailleurs, près de 1.200 ETI en France disposent d’une implantation en Bretagne, soit un quart des ETI présentes sur le territoire national.

D'autres régions bien représentées

Pourtant, aucune de ces Bretonnes prometteuses ne figure parmi les sélectionnées du premier « Accélérateur ETI » que lance Bpifrance, pour booster durant 24 mois ces graines de championnes, à l'international notamment. Les acteurs économiques bretons ne manqueront pas de le remarquer. Dans sa liste des 23, BPI a délaissé la Bretagne, alors que la nouvelle grande région Aquitaine compte quatre chanceuses, comme Rhône-Alpes, l'Alsace deux, sans parler de l'Ile de France qui en apporte sept. La seule ETI de l'Ouest qui disputera ce match s'appelle O2 présidée par Guillaume Richard et axée sur les services à la personne, dans les Pays-de-la-Loire.

Quelle explication ?

Pourquoi un tel manque ? Eric Versey, directeur de Bpifrance en Bretagne se justifie : "Nous ne manquons pas d'ETI dans la région qui est bien représentée en France, mais il ne suffit pas de les trouver. Il faut identifier l'entreprise à qui nous allons pouvoir apporter un accompagnement et de la valeur ajoutée, sur des sujets d'innovation, d'international, de gouvernance... Certaines ont été contactées, mais elles nous ont dit qu'elles avaient d'autres priorités et qu'elles n'étaient pas prêtes cette année", ajoute-t-il lui même un peu frustré. Il faut dire aussi que cet accompagnement a un coût - 30.000 à 60.000 euros sur deux ans - pour l'entreprise. Une autre part équivalente est prise en charge par la Région. Eric Versey contrebalance cette nouvelle avec le succès de l'« Accélérateur PME », lancé l'an dernier celui-là et au sein duquel la Bretagne est "sur-représentée", avec six sélectionnées en 2015 et trois cette année.