Lancée fin 2013, la start-up de Plouzané 450 (6 salariés ; CA non communiqué), affiche désormais 9.000 comptes CO2 de particuliers et une centaine ouverts par des entreprises. « Ce sont 200.000 tonnes de CO2 qui ont ainsi été sauvées », explique Jean-Luc Baradat, le président. Car l’idée de ces comptes CO2 est de monétiser les économies faites par les particuliers et les entreprises. « Par exemple, quand un foyer qui a un compte achète une voiture électrique pour remplacer une autre voiture, l’économie est de 2 tonnes de CO2 par an. Ils sont alors crédités sur leur compte CO et ils peuvent le valoriser notamment avec nos partenaires. Pour un changement de chaudières au fioul par une chaudière Amzair, qui est l’un de nos partenaires. Le foyer bénéficie d’un prêt de 10.000 euros avec un autre partenaire, Financo. Et il ne rembourse que 9.800 euros, le reste étant remboursé par les économies faites sur le compte CO2 », poursuit le dirigeant.
"Prise de consciences des entreprises"
Deux mois après la fin de la COP21 à Paris, Jean-Luc Baradat est plutôt optimiste quant à l’avenir du compte CO2. « C’est un outil idéal pour parvenir aux objectifs de l’accord de Paris, estime-t-il. L'innovation monétaire n'a pas encore été essayée. Avec le compte épargne CO2, on valorise les économies d’émissions (1 euro le kilo). Et depuis l'accord de Paris, on sent une véritable prise de conscience des entreprises qui sont sensibles au discours sur les coûts. »
450 a d’ailleurs développé une offre qui leur est destinée : « Celles-ci peuvent notamment augmenter le pouvoir d’achat de leurs salariés avec la valorisation qui compensent leur émissions ». 450 vise aussi le marché européen à terme : d’ici fin 2016 ou début 2017. « Nous recrutons aussi. Nous avons deux postes ouverts pour des développeurs », ajoute Jean-Luc Baradat.