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Bordeaux Métropole reprend en main la gestion et l'exploitation du stade Atlantique
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Bordeaux Métropole reprend en main la gestion et l'exploitation du stade Atlantique

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La société Stade Bordeaux Atlantique (SBA) et Bordeaux Métropole ont trouvé un accord de rupture à l'amiable. L'actuel exploitant renonce à combler son déficit, la collectivité reprend les rênes et les effectifs. La Métropole met aussi la pression au club pour qu'il honore ses loyers impayés.

Le stade Matmut perd son nom en juillet et son exploitant en août 2025 — Photo : SBA

La société Stade Bordeaux Atlantique (SBA), exploitant du stade Matmut depuis sa création en 2015, rend les clés à Bordeaux Métropole. La collectivité et la SBA (filiale de Vinci et Fayat) ont trouvé un accord, qui sera soumis conseil métropolitain le 6 juin. Il entérine la reprise de la gestion et de l'exploitation en régie par la collectivité à compter du 1er août 2025, ainsi que la métropole l'avait envisagé dès janvier. Le partenariat public-privé était pourtant prévu jusqu'en 2045.

Qualifié de plus beau stade du monde en 2015, le stade Matmut — qui perd son nom début juillet pour devenir "stade Atlantique" -, doté de 42 000 places, a accueilli plus de 6 millions de spectateurs en 10 ans. Pourtant, aucun concert ne s'y est tenu depuis 2023. "La SBA fait face, depuis l'origine, à un déficit structurel", rappelle la collectivité. L'avenir s'est encore plus assombri avec la relégation du club des Girondins.

"Inacceptable qu'une dette publique puisse être écrasée à 90 %"

Selon l'accord, établi après de longs mois de négociations, la SBA renonce à combler 20 millions d'euros de déficit. De son côté, la Métropole doit encore rembourser 82 millions jusqu'en 2045 tel que prévu depuis l'origine.

Reste l'épineuse question de la dette du club (19 M€ de loyers impayés). "Il est inacceptable qu'une dette publique puisse être écrasée à 90 %", martèle Christine Bost, la présidente de Bordeaux Métropole. C'est pourtant ce qui est envisagé dans le plan de continuation du club soumis au Tribunal de commerce à la fin du mois.

"Je ne prends pas le risque que le club soit en liquidation, le seul risque que je prends c'est de ne pas préserver la santé financière de la collectivité si je n'agis pas", défend Christine Bost, s'appuyant sur la lettre de garantie qu'elle compte actionner.

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