L'impression numérique 3D a le vent en poupe et ce n'est pas pour déplaire à certains. Ainsi Fabzat, une start-up bordelaise spécialisée dans l'impression 3D de figurines de jeux vidéo, vient de lever 700.000€ auprès de beaux noms du capital-risque français à savoir Alderville, le véhicule d'investissement de la famille Poutrel (Ingénico), de Kima ventures fondé par Xavier Niel, de Nestadio Capital dirigé par Florent de Kersauson mais aussi de Crédit agricole Aquitaine expansion, d'Expanso capital (filiale de la Caisse d'épargne Aquitaine Poitou Charente) et de la BPI. Au total depuis 2014, Fabzat a donc levé 1,15 M€. « Cette levée de fonds va nous permettre de nous atteler à deux choses : préparer notre installation aux États-Unis - où nous avons déjà deux personnes - qui représente 40 % du marché mondial du jeu vidéo ; et se renforcer commercialement en France et en Europe », explique Florent Pitoun, co fondateur de Fabzat avec Matthieu Saint-Denis.
Le marché des produits dérivés représente 7 Md$
La start-up propose aux éditeurs de jeux d'installer un plug-in de boutique en ligne directement dans leur interface, qui permet ainsi aux joueurs d'acheter et de personnaliser leurs figurines. Celles-ci sont fabriquées à Bègles puis expédiées partout dans le monde. 15.000 objets ont été façonnés depuis 2013. « Nous permettons aux éditeurs de jeux de générer des flux de revenus supplémentaires grâce au merchandising et aux produits dérivés, précise Florent Pitoun. Ce marché représente 7 milliards de dollars. » Actuellement Fabzat travaille avec 24 partenaires dont Minetoys, éditeur de Minecraft, Gravity, éditeur de Ragnarok, ou encore le français LeBlox, et devrait annoncer d'ici fin septembre deux nouveaux partenariats avec de grands noms américains du jeu vidéo. Elle compte ainsi doubler le nombre de figurines fabriquées cette année.
Succès des "mini-moi"
En parallèle, Fabzat développe également une autre activité qui commence à bien fonctionner : la fabrication de "mini-moi". « Nous avons un partenariat avec Cdiscount et Photomaton. À partir des photos des gens, nous fabriquons leurs petites figurines. » Côté chiffres, Florent Pitoun se montre peu bavard. « Nous ne communiquons pas sur le chiffre d'affaires. Je peux simplement dire que nous devrions être à l'équilibre cette année et que le potentiel est de l'ordre de 100M€. »