On ne peut pas les rater. Les panneaux bleus d'Exalab semblent s'être multipliés ces dernières années. Pas de croissance à marche forcée ni d'ouverture derrière cette expansion, mais le regroupement de nombreux laboratoires indépendants. « Toute la profession a connu un élan de consolidation, accéléré par la pyramide des âges et l'arrivée de la finance, explique Jean-Philippe Brochet, gérant d'Exalab. Un tiers des laboratoires sont aujourd'hui détenus par des fonds de pension, et deux tiers par des indépendants qui s'organisent en entreprise médicale ». Exalab réunit actuellement 50 actionnaires qui emploient 420 salariés. 5.500 patients poussent chaque jour les portes des 40 laboratoires, dont 38 sont situés en Gironde. Le tout représente 53 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Deux plateaux techniques
L'entreprise dispose de deux plateaux techniques : au Haillan pour les activités de ville, et à Saint-Augustin pour les activités des cliniques et hôpitaux. « Nous avons appris deux métiers : celui d'entrepreneur et celui de logisticien, déclare Jean-Philippe Brochet. Nos plateaux techniques, qui répondent à des normes de qualité très strictes, nous permettent d'analyser le contenu de 10.000 tubes chaque jour ». Une " supply chain " a été mise en place pour l'acheminement des échantillons puis leur destruction après analyse. Exalab exploite 20 véhicules et fait également appel à de la sous-traitance.
Renouvellement du parc machine en 2017
L'ouverture du site du Haillan, en 2010, a permis de multiplier la production par trois. Sur place, on croise des médecins, des pharmaciens... et des automates. La machine de tri, située à l'entrée du " plateau tube ", manipule 2.400 tubes par heure. Sur le second plateau, dédié à la bactériologie, on retrouve également de bijoux de technologies. « Nos machines coûtent entre 200.000€ et 300.000€ pour la plupart, commente Jean-Philippe Brochet. Et elles ont vocation à être utilisées pour 5 à 7 ans. Nous allons donc entreprendre un renouvellement de notre parc machine en 2017. Même si les machines actuelles donnent encore satisfaction, l'informatisation et la miniaturisation font rapidement évoluer notre métier ».