Bizlab Toulouse : Cinq nouvelles start-up et quelques success stories
# Services

Bizlab Toulouse : Cinq nouvelles start-up et quelques success stories

Alors que cinq nouvelles start-up ont intégré le Bizlab le 6 septembre, quel est le premier bilan de l'accélérateur d'Airbus ouvert en mars 2015 ?

Parmi les cinq nouvelles start-up entrées au Bizlab de Toulouse pour une phase d’accélération de six mois, on compte une société de la région : il s'agit de Copsonic (Montauban), qui a développé une technologie de communication par ultrasons. Les autres start-up sont Sean Lowe, Kapflex Sensors, Lexigone et Evio.

Retour sur la première saison du Bizlab d'Airbus
Bruno Gutierres est plutôt content : suite à la présentation de 5 start-up du Bizlab devant des investisseurs en mars 2016, 4 d'entre elles ont levé 2 M€. L'occasion pour le directeur de dresser un bilan de cette couvée inaugurale, qui grandit dans le Bizlab de Colomiers depuis mars 2015. Unwinloc, qui développe des tags de petite taille, géolocalisables à 30 cm et très peu énergivores - idéal pour suivre les pièces détachées -, a déjà 8 clients hors aéronautique, se déploie dans une filiale d'Airbus et a ouvert un second bureau en Belgique.
3DTrust de son côté a mis au point un algorithme qui sécurise la transmission des données entre un client et une imprimante 3D. La start-up a déjà signé un accord avec Stratasys, leader mondial de l'impression 3D, et a ouvert un bureau à Munich.
La start-up espagnole OBUU, forte d'un algorithme d'optimisation de la gestion des stocks et des assets, vient d'ouvrir un bureau en Espagne et a été sélectionnée dans le programme de start-up du groupe SAP.

Un nouvel accompagnement
Ces trois start-up bénéficient aujourd'hui d'un nouveau service du Bizlab, le post-acceleration service : « Elles paient notamment uniquement leur hébergement et continuent de bénéficier du coaching, des experts, après les six mois d'accélération », précise Bruno Gutierres.
Enfin la start-up Paperclip, grâce à qui deux sièges d'avion premium éco peuvent se transformer en un siège business en quelques minutes, est sortie du Bizlab et collabore étroitement avec le service marketing d'Airbus qui présente l'innovation aux compagnies aériennes et aux fabricants de siège.
Quant aux projets internes incubés au Bizlab (une quinzaine), 5 d'entre eux ont été transférés chez Airbus et 3 ont été stoppés. Certains sont même à l'origine d'une petite révolution dans les pratiques de l'industriel.

Deux projets à fort impact
Ainsi le projet LUCEM, né de ce constat : Airbus est trop dépendant de Jeppesen, société qui fournit 80 % de la cartographie des aéroports dans le monde... et par ailleurs filiale à 100 % de Boeing. « Nous nous sommes appuyés sur Airbus Defense & Space et son expertise en imagerie satellitaire pour développer ce savoir-faire, puis nous avons racheté en mars la société Navtech, l'un des concurrents de Jeppesen. » LUCEM et Navtech ont été intégrés dans la nouvelle filiale Navblue, qui permet ainsi à Airbus de « s'implanter davantage sur le marché des services opérationnels aux compagnies aériennes, particulièrement centré autour de la fournitures de cartes digitales et systèmes de navigation. »
Autre exemple, celui du projet Aircam, grâce auquel les équipes toulousaines d'Airbus utiliseront dans quelques semaines des drones (photo) pour inspecter les avions de la famille A330, avec un fort gain de temps à la clé.

Pas encore de nouvelles implantations
« Le bilan de cette première année est très positif, observe le directeur du Bizlab de Toulouse, de Hambourg et de Bangalore. Au sein d'Airbus, il y a eu une appropriation du Bizlab, qui n'était pas forcément compris par tous au départ. En externe, nous constatons une vraie reconnaissance de la part de l'écosystème des start-up et des accélérateurs. Et le concept d'accélérateur hybride qui mixe dans le Bizlab start-up et projets internes est une réussite. » Aujourd'hui, le réseau poursuit sa phase de structuration, avant d'envisager de nouvelles implantations.

# Services