Après treize ans de recherche, Bionext (15 personnes ; CA non communiqué) lance une plateforme web de bio-simulation qui vise à prédire toutes les cibles d’un composé du médicament dans le corps humain.« Le coût moyen pour l’élaboration d’un médicament est estimé à 3,9 milliards de dollars. Ce coût double tous les neuf ans selon la loi d'Eroom. Les enjeux sont donc énormes pour économiser des sommes astronomiques en réduisant la proportion d’échec et en misant sur les bons développements de médicaments. La plateforme web que nous avons mise au point permet de découvrir toutes les cibles d'un candidat médicament à partir du composé et d'une de ses cibles. L’analyse est lancée en quelques clics depuis un navigateur et les résultats sont fournis en quelques heures », explique Serge-Henri Albou, fondateur et président de Bionext qui estime que le modèle économique est « 10 à 30 fois moins cher qu’un test expérimental et nécessite quelques heures contre plusieurs semaines ou mois pour l'expérimental ».
Avec ce service à coût réduit, Bionext s’adresse à 95 % du marché de la recherche pharmaceutique et biomédicale. La clientèle visée est constituée à 50 % d’universitaires et à 50 % d’industriels.
Levée de fonds de cinq millions d’euros
En treize ans de recherche et développement, cinq millions d’euros ont été investis. « Nous avons bénéficié de beaucoup de fonds publics. L’avantage lorsque l’on présente une science de rupture, c’est qu’ il existe des financements. Nous avons reçu un financement de près de trois millions d’euros de la part de Bpifrance et de l’Union européenne. De plus, des investisseurs privés, dont essentiellement le fonds Capital Grand Est, anciennement Alsace Capital, ont investi 1 million d’euros début 2015 puis près d'un autre million d’euros depuis», détaille Serge-Henri Alou. Par ailleurs, Bionext cherche à lever cinq millions d’euros destinés au développement d’une stratégie IT de commercialisation mais aussi au développement à l’international sur le marché Nord-Américain et en Asie. La plateforme, dont le business model repose sur le numérique et le marketing en ligne, est en train d’être commercialisée auprès de premiers clients français et européens.