«L'accroissement de notre chiffre d'affaires est basé sur notre activité dans l'électrochimie», se félicite François Goy, le dirigeant de Biologic. Créée en 1983, l'entreprise fabrique des instruments pour la recherche scientifique. Positionnée pendant de longues années sur la cinétique rapide, c'est-à-dire l'étude des réactions chimiques et biochimiques, c'est aujourd'hui l'électrochimie qui draine l'essentiel de son activité. L'étude du passage des ions dans la matière s'applique aux problématiques de corrosion, dans les batteries ou dans les bio capteurs. L'entreprise fait aussi de la recherche semi-appliquée dans l'électrochimie analytique et s'intéresse aux mécanismes de photosynthèse.
Marchés industriels
Si Biologic a bénéficié cette année d'une croissance de 4%, c'est en partie en raison de la reprise en direct de son réseau de distribution outre-Atlantique. Biologic dispose désormais de filiales en Inde et aux États-Unis. «Nous réalisons 80% de notre chiffre d'affaires à l'export, vers tous les pays où il y a de la science: l'Amérique du Nord, l'Europe, l'Asie. Nous nous positionnons sur un marché porteur, notamment avec le développement des batteries.» Les instruments fabriqués par Biologic sont facilement identifiables: de grosses boîtes bleues équipées de logiciels de pilotage et d'analyse de données. L'ensemble de la production de Biologic est réalisé sur place ou confié à des sous-traitants locaux. «Nous développons aujourd'hui une gamme de produits orientés préproduction. Ce sont des cycleurs de batteries, dont la fonction est de faire réaliser des cycles de charge et de décharge des batteries», détaille le dirigeant. Mis sur le marché en cette fin d'année, les cycleurs sont utilisés par les fabricants de batterie, autant en phase de recherche que de production. Biologic s'inscrit sur ce créneau du développement de produits pour le domaine industriel, qui lui garantit des volumes plus importants, même si les marges, comparées à celle du secteur de la recherche -ses clients traditionnels- sont moindres. Pour aborder ces marchés industriels, Biologic dispose d'une arme imparable: son logiciel phare EC-Lab. En moins de deux ans, l'entreprise est passée du septième au deuxième rang mondial des fabricants d'instruments électrochimiques. Son décollage, elle le doit certes au marché des batteries, mais reconnaît le coup de pouce apporté par les financements publics, notamment au travers du crédit impôt recherche.
Biologic
(Claix) Président: François Goy 50 salariés CA 2011: 14M€ 04 76 98 68 31 www.bio-logic.info