Bihr : Vers une production béton «propre»
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Bihr : Vers une production béton «propre»

Après avoir investi plus de 300.000€ dans son usine de Messein, le groupe vosgien Bihr continue son effort développement durable avec la construction d'une usine «propre» à Chavelot(88). Livraison en 2011.

Le groupe vosgien Barrière qui comprend quatre entités dont deux sont présentes dans le département (le producteur de blocs à béton Bihr, à Messein, et l'entreprise de travaux publics TRB, sur le même site qui s'étend sur 4 hectares), investit dans le développement durable. Depuis le début de la décennie, Bihr Messein réalise de gros efforts pour devenir une usine «propre», ce qui lui permet aujourd'hui de se prévaloir de plusieurs certifications dont la norme NF FDES (caractéristiques environnementales et sanitaires des matériaux de construction) pour son bloc béton, qu'elle est la seule à détenir dans le département. Pour y arriver, de gros investissements ont été consentis sur le site, pour plus de 300.000€.Ils comprennent notamment l'acquisition d'un robot électrique polyarticulé six axes palettiseur, qui remplace le portique hydraulique (grand consommateur d'huile), d'un système de nettoyage des moules et d'aspirateurs industriels.




Investissement de 10M€

«Nous sommes dans une démarche HQE, visant à combattre l'énergie hydraulique, explique Joël Grossier, responsable des sites Bihr de Messein et Pouxeux (88). Notre engagement passe également par le tri sélectif des déchets, qui sont recyclés en externe, avant qu'ils ne le soient à terme en interne.» Bihr fait partie du réseau Blocalians, groupement de professionnels ayant inscrit cette dimension écologique dans leur fonctionnement. Dans le même esprit, la construction d'une nouvelle usine de production démarrera en fin d'année à Chavelot (88), près de Golbey. Une unité «propre» qui devrait remplacer en 2011 celle de Pouxeux, pour un investissement total de 10M€. En attendant, Bihr s'attend à une année difficile, marquée par le ralentissement des constructions qui devrait impacter son activité à partir du mois de mars, compte tenu du décalage entre les décisions de programmes et leurs réalisations. D'ores et déjà, l'entreprise se réorganise vers des produits destinés à des marchés différents, comme ceux de la voirie ou de l'aménagement urbain. «Là où il y a des parts de marché à prendre», estime Joël Grossier.

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