A l'origine de la start-up lyonnaise Béton Direct, il y a un ex-cadre passé par Lafarge, Knauf et Cemex. En juin 2016, il a lancé ce service en ligne de vente de béton prêt à l’emploi pour les particuliers et les artisans du bâtiment. Moins d’un an après le lancement de Béton Direct, Julien Lebourgeois, président-fondateur et directeur général de la SAS, peut se réjouir : il a levé au total 600 000 euros auprès d'investisseurs privés au cours de deux tours de table. Objectif : "muscler" son site internet et s’étendre en France. Aujourd'hui, Béton Direct revendique « près de 500 clients dans une vingtaine d’agglomérations en France, avec une croissance de 20 à 30 % par mois », indique celui qui veut couvrir l’intégralité du territoire en 2018.
Deuxième ouverture du capital
« Mes nouveaux actionnaires sont d’anciens dirigeants du BTP, de l’industrie du bâtiment ou des salariés de fonds d’investissements. Je n’ai pas voulu ouvrir mon capital à des fonds d’investissement ou des business angels pour garder une liberté d’action. Les investisseurs sont des actionnaires avisés et vont m’apporter un conseil précieux pour accompagner la croissance rapide de l’entreprise », précise Julien Lebourgeois. L’homme prévoit une deuxième ouverture du capital dans les prochains mois - tournée vers des fonds d’investissement cette fois - pour partir à la conquête de marchés internationaux.
Du conseil plus pointu
En attendant, il renforce ses compétences en internalisant des fonctions support. Il vient d’embaucher un expert en référencement, un développeur web et consolide son équipe avec un professionnel de la gestion et de l'analyse des données. Côté clients, ce professionnel du marketing qui assoit son modèle sur une approche "services" améliore le conseil rendu. Désormais un conseiller de la hotline se connecte en direct sur l’image satellite de la maison d’un client et l’aide à calculer la quantité de béton nécessaire. Même si Julien Lebourgeois réfute un terme qu’il n’aime guère, son activité consiste aussi à faire du courtage, négociant auprès de tous les fournisseurs de béton et transporteurs les meilleurs prix en fonction de la zone et la quantité à livrer. « Ne détenant pas d’actifs physiques, nous avons doublé le nombre de partenaires en six mois. Nous faisons du négoce ce qui nous permet d’avoir une marge confortable d’environ 15 points », indique le dirigeant, qui refuse de communiquer son chiffre d’affaires.