Barrière : 10 millions d'euros pour le Royal-Thalasso
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Barrière : 10 millions d'euros pour le Royal-Thalasso

Tourisme A La Baule, le Royal-Thalasso ferme cinq mois pour travaux. Aucun des 140 salariés ne fait pourtant l'objet de mesures de chômage technique. Explications.

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mmanuel Bequet, vous êtes le directeur général du Royal-Thalasso Barrière, un des établissements du groupe Barrière (6.400 salariés) à La Baule, qui fait l'objet d'importants travaux de rénovation...

« Hermitage, Tennis Country Club, golf, etc. : le groupe Barrière investit aujourd'hui dans ses établissements de La Baule. Dans ce vaste plan de rénovation, le plus gros chantier concerne le Royal-Thalasso. L'hôtel de 91 chambres et son centre de thalassothérapie seront entièrement rénovés. Cela représente dix millions d'euros d'investissement. Ce sont des travaux lourds qu'on ne peut pas fractionner. Nous avons donc fermé l'hôtel en novembre. Il rouvrira début avril.


Quel est l'objectif de la rénovation du Royal-Thalasso ?

« Les attentes des clients évoluent. Nous allons créer de nouvelles suites, repenser l'intégralité des volumes, adapter l'établissement aux enjeux des nouvelles technologies, faire évoluer la décoration intérieure. Mais l'âme de l'hôtel, son côté cocooning et chaleureux, sera conservée.


Vous fermez l'établissement pendant cinq mois, mais sans prendre de mesures de chômage technique pour les 140 salariés du Royal-Thalasso. Comment avez-vous procédé ?

Sur le plan des ressources humaines, la fermeture de notre établissement a nécessité une longue préparation. Nous avons étudié chaque cas en procédant à des interviews individuelles des 140 salariés, afin de connaître leurs besoins. Notamment en termes de formation. Durant les cinq mois de fermeture, nous allons procéder à 11.000 heures de formation. Tous les salariés sont concernés. On a utilisé une grande partie du plan de formation. Certains modules sont obligatoires, comme ceux qui portent sur l'excellence du service. Certains salariés passent un CQP (NDLR : certificat de qualification professionnelle), une session de 150 heures. D'autres optent pour un Dif (NDLR : droit individuel à la formation) pour parfaire leurs connaissances, en bureautique par exemple.


La formation a-t-elle été le seul levier utilisé ?

On a aussi regardé du côté des congés payés et des jours de récupération. On a également joué sur les synergies de notre resort. Habituellement fermé en cette période à la clientèle individuelle, L'Hermitage va rouvrir ses portes cet hiver. L'hôtel sera également doté d'un spa éphémère. Cela nous permet de redéployer au sein de cet établissement une quarantaine de salariés du Royal Thalasso. Enfin, mais c'est beaucoup plus marginal, nous avons quelques personnes qui ont choisi de mettre leur contrat de travail entre parenthèses. Notamment pour effectuer une saison d'hiver à la montagne. Dans ce cas-là, on suspend momentanément leur contrat de travail. Au final, je pense que nous avons mis en place une organisation RH gagnant gagnant. Nous n'avons mis personne sur la touche. Et de leurs côtés, les salariés jouent le jeu avec nous. Maintenant, tout le monde attend avec impatience l'ouverture. »

Royal-Thalasso



(La Baule) Dg : Emmanuel Bequet 140 salariés 02 40 11 48 48

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