Banques : Une activité financements plus molle
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Banques : Une activité financements plus molle

Affichant une croissance plus faible des crédits d'équipements aux entreprises, les banques bretonnes dressent un bilan 2009 mitigé.

Après tout ce qui a été dit sur les banques, les établissements bretons n'ont finalement pas passé une si mauvaise année en 2009. «C'était une année globalement en demi-teinte, notamment sur l'activité de financement. Mais la Bretagne a assez bien tiré son épingle du jeu», résume Jean-Yves Carillet, président du Comité régional Bretagne de la Fédération bancaire française. +3,5% de crédits d'équipements aux entreprises et +4,6% aux particuliers. Des chiffres honorables même si, les bonnes années, la croissance du crédit aux entreprises se situe d'habitude à + 5 ou 6%. Les utilisations de crédits de trésorerie restent pour leur part en retrait de 14%. Baisse d'activités et impacts des nouveaux délais de paiement oblige.




Reprise...

Si la Bretagne s'en sort globalement bien, c'est grâce à «sa bonne diversité dans les secteurs économiques (tirés par l'agro, ndlr), son attractivité immobilière et sa croissance démographique», explique Jean-Yves Carillet. Pour ce qui est du début 2010, le représentant des banquiers bretons «sent une reprise.» Un signe? L'habitat. «La production d'habitats a doublé entre le premier trimestre 2009 et le quatrième trimestre 2009, avec deux raisons principales: un dynamisme sur le marché du neuf (effet loi Scellier) et un marché de la transaction relancée par les corrections de prix.» Une tendance qui se poursuit au premier semestre 2010. «Le marché de la transaction est beaucoup plus dynamique et le marché du neuf se poursuit», indique Jean-Yves Carillet. Et de prévoir même «peut-être un manque de produits à la fin de l'année.» Côté entreprises, la Fédération estime qu'elles se sont bien adaptées à la crise. Par la réduction de leurs dépenses, mais aussi le ralentissement des investissements. «Il y a toujours des investissements de renouvellement mais moins de capacité et d'immobilier», indique le président. Ce qui peut faire craindre toutefois quelques difficultés dans les années qui viennent.




Obsolescence de l'outil indutriel

«Si il y a une obsolescence de l'outil de production, cela peut pénaliser à terme la compétitivité des entreprises», souligne Jean-Yves Carillet. Et d'évoquer le secteur agricole, «où l'outil commence à vieillir.» Pour ce qui est de leur propre situation, les banques bretonnes ont également bien traversé la crise. Elles poursuivent ainsi leurs recrutements. Au rythme de 1.000 par an les années précédentes, leur nombre devrait se tasser en 2010 «pour des raisons de pyramide des âges.» La tendance veut par ailleurs que les banques bretonnes se diversifient plus. «Elles se renforcent sur les métiers spécialisés. On voit la création de banques d'affaires, de postes sur la gestion patrimoniale et un recentrage sur le conseil», précise le président des banques.

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