Comment Talent Up est-il né ?
Romain Machado Formiga et moi sommes tous deux issus du milieu de la formation, salariés de la même entreprise. À un moment, nous avons eu envie de faire les choses à notre façon car selon nous, le monde de la formation n’évolue pas toujours aussi vite que les besoins des entreprises. C’est pour cela, par exemple, que nous proposons un suivi après la formation pour un accompagnement sur le long terme.
Notre volonté est d’accompagner les collaborateurs sur les métiers de demain. Les entreprises ont des talents, ont la capacité de s’adapter, mais il faut les accompagner, les faire monter en compétences, en leur donnant les bons outils.
Quel est le profil de vos clients ?
Nous voulions, au départ, nous adresser aux TPE et PME locales, pour leur apporter ce que l’on ne trouve pas forcément en région. Je pense à l’IA par exemple.
Et puis, nous avons reçu des demandes de grands groupes, voire de très grands groupes. Donc aujourd’hui, nous n’avons pas de profil client type. Nous accompagnons de l’indépendant au groupe coté en Bourse et ce, dans tous les secteurs d’activité : événementiel, cosmétique, pharmaceutique, centres d’appels, organismes de formation…
Nous travaillons avec une cinquantaine d’experts, indépendants, avec lesquels nous élaborons des programmes sur-mesure. Nos clients savent qu’ils ont des talents sur lesquels capitaliser, ils veulent les conserver mais ont compris qu’il y avait un virage à prendre sur les nouvelles façons d’aborder les métiers.
Former aussi parce qu’il leur est difficile de recruter ?
Financièrement, pour une entreprise, je pense qu’il est évident que c’est plus avantageux de former par rapport au fait de recruter. J’ai 20 ans d’expérience dans les ressources humaines, j’ai fait beaucoup de recrutements et je sais à quel point recruter coûte cher, avec les risques que cela génère derrière, sur les périodes d’essais, etc. Il y a aussi les risques de choix hasardeux même si on peut tomber bien sûr sur la perle rare. Parfois, il vaut mieux savoir accompagner que repartir de zéro.
Quelle est votre valeur ajoutée ?
La première est d’accompagner sur les soft skills (compétences comportementales, NDLR), la deuxième sur les outils. Avant, en recrutement, on interrogeait beaucoup sur les hard skills (compétences techniques, NDLR) : est-ce que vous connaissez Excel ? est-ce que vous savez l’utiliser ? Aujourd’hui, ces compétences se périment finalement très vite. Si vous savez utiliser tel ou tel logiciel c’est très bien, mais à la prochaine mise à jour, il est possible qu’on reparte un petit peu à zéro. À l’inverse, savoir si la personne est curieuse ou adaptable, c’est fondamental.
Je pense aussi que nous avons un regard assez jeune et innovant sur la formation.
Pouvez-vous nous donner un exemple ?
Pour une grande entreprise, nous avons mis en place, à la suite de ce qui avait été audité, des parcours de formation en créant des "role-play" avec l’Intelligence artificielle pour les nouveaux intégrés. Ces derniers échangent avec une IA, une personne filmée comme s’ils étaient en situation. L’entreprise sait ainsi si la personne a bien représenté l’image de marque, si elle a posé les bonnes questions, si elle a eu le vocabulaire adapté à la demande, si les produits proposés étaient adaptés… Nous avons créé, avec l’entreprise, une multitude de scénarios possibles qui permettent à l’apprenant de s’exercer, de recommencer.
Quelles sont les perspectives de développement pour Talent Up ?
Nous voulons continuer à nous développer en recrutant encore des experts, principalement de l’IA, mais pas uniquement. Nous venons de recruter un expert sur la réponse d’appels d’offres publiques, un autre sur toute la partie QVCT.