«Au départ, c'est un peu troublant»
# Conjoncture

«Au départ, c'est un peu troublant»

Pour la première fois, le mois dernier, Launair Biotechnologies à Chantepie a répondu à un appel d'offres par voie dématérialisée. Une expérience qu'elle souhaite désormais renouveler.

Créée en juillet2006 par Laurent Larlet, Launair Biotechnologies, à Chantepie (2 salariés, CA 2008 de 360K€), est spécialisée dans le traitement des pollutions par voies biologique et enzymatique. Par son activité, la TPE est parfois amenée à répondre à des appels d'offres de collectivités, notamment s'agissant de la fourniture de produits de nettoyage (pour les cuisines, les locaux, le traitement des bacs à graisse, les friteuses...).




Papier: «Le stress d'être dans les délais»

Jusqu'à maintenant, cela s'est toujours réalisé par voie papier. Une procédure qui peut avoir des inconvénients. «C'est la course, le stress d'être dans les délais», explique Chrystèle Lelu, assistante commerciale de Launair Biotechnologies. Alors le mois dernier, et pour la première fois, la société a répondu à un appel d'offres par voie dématérialisée. Objet du marché: la fourniture de produits de nettoyage pour les bâtiments communaux de la ville d'Auray (56). Au préalable, la TPE s'est procuré son certificat électronique auprès de ChamberSign. Un opérateur choisi par Mégalis et qui permet aux entreprises de se doter d'une signature électronique, le sésame incontournable pour répondre via le web.




2h30 de gagnées

«La signature, c'est une clé USB ou une carte comme une carte bancaire. Au départ, c'est un peu troublant, confie Chrystèle Lelu. On rassemble tous nos documents, on les zippe, je mets la clé, mon code et la signature vient s'insérer sur le document.» C'est donc la procédure qu'elle a suivie pour la ville d'Auray. Avec le stress d'une première fois. «J'ai fait un mail à la personne en charge de l'offre pour lui dire que je répondais pour la première fois. On m'a rappelé après l'heure limite de dépôt des dossiers pour me dire qu'on n'avait pas reçu notre offre.» Après un petit moment de panique, Chrystèle Lelu comprend qu'elle n'avait pas eu la bonne interlocutrice. Et au final, le service avait bien reçu son offre. Un petit "bug" du débutant qui ne la freine pas. «Maintenant, je ne conçois pas de fonctionner autrement, indique l'assistante commerciale. C'est beaucoup plus rapide, il n'y a pas besoin d'imprimer les documents, de constituer un dossier, de relier les exemplaires, les mettre sous pli, d'aller à la Poste...» Globalement, la jeune femme estime le gain de temps à 2h30. Quant au coût, il représente l'achat du certificat (120 € pour deux ans puis 40 € l'année). «Et maintenant qu'on a investi, il faut rentabiliser!», indique Chrystèle Lelu.

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