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Au CES de Las Vegas, Washin dévoile la laverie sans machine à laver
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Au CES de Las Vegas, Washin dévoile la laverie sans machine à laver

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Créatrice de solutions de laverie connectées, Washin a conçu un nouveau type de machines écoresponsables boostées à l’intelligence artificielle, destinées au marché professionnel. La start-up héraultaise, qui lance le modèle lors du CES de Las Vegas, vise les 1 000 laveries exploitées sous peu.

Les machines de Washin sont équipées d’écrans tactiles pour simplifier l’utilisation et le SAV — Photo : Washin

Créatrice et exploitante de laveries connectées depuis sa naissance en 2019, la start-up Washin (12 salariés, CA 2024 : 4,5 M€), située à Baillargues (Hérault) près de Montpellier, franchit un cap dans son ambition technologique. Après avoir conçu des applications numériques pilotant laveries et pressings, elle finalise le développement de "NoLa" (pour "No Laundry", ou "pas de lessive" en VF), une nouvelle génération d’appareils connectés cumulant les innovations. Son objectif : supprimer la corvée du linge dans une laverie.

Un process robotisé

De la taille d’un gros juke-box de 2,9 m d’envergure, NoLa est une machine dépourvue de porte-hublot classique. Une première ouverture permet d’insérer le linge, et une deuxième de le retirer. Entre les deux, l’appareil, qui est muni de bras robotiques en interne, place la charge dans l’un de ses 7 tambours selon qu’il est déjà utilisé ou pas. Le lavage, séchage et stockage des vêtements s’effectuent sans manipulation du client. "Ce système supprime la contrainte d’assigner une machine à laver par utilisateur. C’est un gain d’espace pour l’exploitant, mais aussi de rentabilité puisqu’il peut, de ce fait, entreposer plus d’appareils", pointe Dimitri Belin, PDG de Washin.

Une IA écoresponsable

La start-up a aussi équipé NoLa d’une intelligence artificielle (IA) très poussée. La machine peut analyser le linge (tissus, saleté) pour déterminer le meilleur cycle de lavage/séchage. Munie de tambours plus nombreux, elle bascule automatiquement en mode sèche-linge. Elle permet de définir des horaires de dépôt et de retrait selon l’emploi du temps du client. De même, l’appareil s’inscrit dans une vision écoresponsable : il recycle 95 % de son eau, et optimise sa consommation électrique. "66 % de l’énergie est utilisée pour nettoyer le linge, et 33 % pour le sécher. Cette technologie permet de laver plus vite, en ramenant la première fonction de 45 à 15 minutes, et la deuxième de 60 à 20 minutes. Soit 35 minutes au total, contre 90 minutes dans les laveries classiques", évalue le dirigeant.

De nombreux cas d’usage

La machine est conçue de façon modulaire : Washin en proposera des versions moins hautes ou moins larges selon les locaux de ses clients. La start-up vise un large panel de secteurs comme les collectivités, les résidences étudiantes, les espaces de coworking, les campings, les acteurs du tourisme, etc. Dans le cadre de son activité antérieure, Washin s’est déjà étendue aux parkings, où elle déploie ses laveries connectées sous forme de kiosques. Après un test concluant, elle vient de signer un contrat avec TotalEnergies, pour équiper les parkings d’une vingtaine de ses sites au premier trimestre 2025.

Mille laveries en ligne de mire

En 5 ans, la start-up a convaincu d’autres grands comptes (Vinci, Appart’City, Citya Immobilier…). Sur ces bases, elle a porté son chiffre d’affaires de 100 000 à 4,5 millions d’euros entre 2020 et 2024. Elle affiche un prévisionnel de 11,5 millions d’euros en 2028, après avoir activé sa dynamique export dans 15 pays. De même, Washin équipe de 150 à 200 laveries par an, en s’appuyant sur son réseau de 80 partenaires installateurs. Elle en exploite directement 700 à ce jour, et vise le cap des 1 000 laveries en 2026.

Gérer l’étape industrielle

Washin dévoilera NoLa lors du CES de Las Vegas, tenu du 7 au 10 janvier 2025. Sa présence au salon lui permettra aussi de lancer la recherche d’un partenaire en vue d’industrialiser la fabrication de ses machines. En l’état, elle peut en produire de 5 à 10 par an. "L’objectif de l’usine sera d’en produire plusieurs centaines", glisse Dimitri Belin, sans préciser d’échéancier. D’ici là, l’entreprise vient d’injecter 600 000 euros dans l’achat d’un deuxième site, à Valergues (Hérault), pour installer de nouveaux bureaux, rapatrier la logistique gérée jusqu’ici à Lyon, et préparer la croissance à venir tout en restant fidèle à son credo : "disrupter l’univers des laveries, mieux vivre et différemment grâce à l’IA".

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