Attractivité : Le front commun
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Attractivité : Le front commun

Le tertiaire se développe à l'Ouest. Pour être plus visibles, Nantes, Saint-Nazaire, Angers, Brest, et Rennes ont vendu en commun leur attractivité lors du Simi, le salon parisien de l'immobilier d'entreprises.

Investisseurs, promoteurs, aménageurs, collectivités locales se retrouvent tous les ans à Paris au Simi, salon de l'immobilier d'entreprises. Dans un climat marqué par l'attentisme des investisseurs, l'événement avait lieu début décembre au Palais des congrès de Paris. L'occasion pour Brest, Nantes, Saint-Nazaire, Angers et Rennes, de faire valoir leurs atouts sur un stand commun (90m²) et de mettre en lumière les projets, nombreux, de quartiers d'affaires.




Complémentarité et compétition

Ces cinq villes de même couleur politique, ont, en 2005, répondu à un appel à projet de la Datar pour donner naissance à l'espace métropolitain Loire-Bretagne. Depuis, elles se regroupent sur des projets de développement économique, recherche, accessibilité, cohésion sociale, tourisme... avec en toile de fond, la volonté de développer la complémentarité des agglomérations. «Il y a du sens à travailler ensemble. Nous avons davantage de visibilité. Et puis nous avons le même réseau», souligne François Rouault directeur du développement économique de Rennes Métropole. Sur la localisation de sièges sociaux ayant une vocation de direction Grand Ouest subsiste néanmoins une «saine concurrence avec Nantes». La complémentarité des deux villes se transforme parfois en compétition pour «l'implantation de services aux entreprises», reconnaît également Patrick Rimbert vice-président de Nantes Métropole. Entre Nantes et Angers, l'hésitation des investisseurs peut aussi se faire sentir pour des projets tertiaires. Quant à Brest et à Saint-Nazaire, les chargés de développement économiques, constatent que le retour aux sources ou la qualité de vie président souvent aux choix d'implantation.




Développement du tertiaire

Si elle a de multiples visages, l'attractivité des cinq villes a été saluée par une étude d'Ernst & Young présentée lors du Simi. Elle compare l'espace métropolitain Loire-Bretagne à cinq autres aires urbaines françaises et européennes (Edinburgh-Glasgow; Lille-Douai-Lens-Arras; Aix-Marseille; Bilbao-San Sebastian; Sillon Lorrain) à partir de 8 critères clés d'implantation des entreprises tertiaires (proximité du marché; infrastructure de transport et accessibilité; qualité des ressources humaines; fiscalité centralité géographique; effet cluster; environnement des affaires; coût des ressources humaines). L'espace Loire-Bretagne arrive en deuxième position (derrière Lille) des territoires jugés attractifs pour les investisseurs tertiaires étrangers. En matière de dynamisme de la création d'entreprises, l'Ouest est sur la troisième marche du podium derrière Aix-Marseille et Edinburgh-Glasgow.




+ 23 % d'entreprises

Malgré le caractère «un peu marketing» et «caricatural» de l'étude, selon les termes de Daniel Loiseau, vice-président d'Angers Loire Métropole, il y a derrière une réalité. Dans cet espace, le nombre d'entreprises tertiaires a en effet crû de 26% entre2000 et2007 contre une moyenne de 21,5% en France. Tous secteurs d'activités confondus, la progression était de 23%, sur la même période, contre 19% dans l'Hexagone.

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