Aract : 65% des salariés haut-normands imputent le stress à leur vie professionnelle
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Aract : 65% des salariés haut-normands imputent le stress à leur vie professionnelle

À l'occasion de la semaine pour la Qualité de vie au travail, l'Aract a réalisé avec l'institut CSA, un sondage auprès des salariés haut-normands.

L'Aract (agence régionale pour l'amélioration des conditions de travail) a interrogé en avril dernier deux cents salariés haut-normands sur la perception qu'ils avaient du stress. Premier enseignement, alors que la rémunération arrive en tête des préoccupations au plan national, chez les Normands, l'intérêt du métier l'emporte chez 51% des sondés (contre 41% un an plus tôt). Le niveau de rémunération pointe en seconde position à 45%, contre 59% en 2008. Effet probable d'une crise «vécue de manière peut-être encore plus profonde que dans d'autres régions», esquisse Georges Texier, président régional de l'Aract. En résumé: «j'ai un emploi, pourvu que je le garde!» Cela étant dit, quatre salariés sur dix estiment être globalement stressés. Un stress qui touche davantage les catégories socioprofessionnelles supérieures (49%) et les jeunes (55%). Et cet état de stress, ils sont 65% à l'imputer exclusivement à leur vie professionnelle! Pour beaucoup, c'est l'organisation dans le travail qui est stigmatisée (42%). «Ces résultats obligent à ouvrir le débat; on ne pourra pas y échapper», explique Georges Texier. «Car, qui dit organisation du travail, dit performances économiques!»




Le stress, une affaire individuelle

Face à ce stress ressenti, la très grande majorité préfère courber l'échine (89%) ou s'en remettre à des activités personnelles (81%) pour évacuer le trop plein. Un constat qui peut paraître surprenant puisque, si les causes du stress sont diagnostiquées comme étant liées à l'activité professionnelle, les réponses à y apporter apparaissent quant à elles largement exogènes. Ils ne sont que 5% à envisager un recours au médecin du travail et 15% à préférer en parler avec un représentant du personnel. Jean-Paul Prévidende, directeur de l'Aract, y voit le signe que «le stress est encore perçu comme quelque chose d'individuel»; et d'admettre: «nous sommes démunis collectivement face à cette problématique».



G.D




Sondage consultable sur: www.haute-normandie.aract.fr

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