ARA : Six millions dans le recyclage automobile
# Industrie # Investissement

ARA : Six millions dans le recyclage automobile

Automobile Atlantic Recycl'Auto (ARA), une unité spécialisée dans le recyclage de véhicules légers, ouvrira ses portes au printemps à Saint-Nicolas-de-Redon. Porté par trois entrepreneurs, l'investissement de six millions d'euros devrait générer soixante emplois.

Il aura fallu trois ans à Atlantic Recycl'Auto (ARA) pour voir le jour. Après dix mois de travaux, l'usine doit démarrer son activité en avril2013, dans la zone des Bauches à Saint-Nicolas-de-Redon, sur un site de 4,5 hectares. Le bâtiment de 4.500m² abritera une ligne de déconstruction automobile et un magasin de stockage. Coût de l'opération: six millions d'euros. Appuyé notamment par une prime d'aménagement du territoire de 480.000€, ce projet est piloté par l'industriel Patrice Le Blevenec (sociétés TIB SAS, TIBm SARL et Marion Métallerie en Ille-et-Vilaine) et deux professionnels de la déconstruction automobile, Jean-François Coleno et Daniel Torzec, implantés à Missillac.




60 emplois

Vingt-cinq embauches sont prévues dans un premier temps. «À terme, soixante emplois seront créés, principalement des postes d'agents de production et de caristes», précise Patrice Le Blevenec. Un bon point pour le Pays de Redon sinistré par le chômage (10,7%), selon une enquête Insee de 2009. «Ici, 4.500 véhicules légers seront traités par an, générant 3.300 tonnes d'acier», explique Patrice Le Blevenec. Acheminés par camion, les véhicules seront tracés dès leur arrivée pour garantir «une transparence absolue». Puis, ils passeront sur la ligne de déconstruction où les fluides (liquide de refroidissement, huile,etc.) seront stockés pour être traités par des sociétés spécialisées. Les pièces de carrosserie et mécaniques seront revendues dans trois magasins en propre sur l'actuel site de Missillac, à Rennes et à Redon où un point de vente verra le jour début 2013. Une fois dépolluées, les carcasses seront récupérées par des sites de broyage. Les matières triées seront alors renvoyées vers les recycleurs qui les réinjecteront dans le circuit. Dans un contexte où les matières premières se raréfient et coûtent cher, «les tonnages générés par la filière agréée devraient être stratégiques pour subvenir aux besoins industriels», assurent les porteurs du projet. En 2007, on dénombre 31.762 VHU traités en Loire-Atlantique, 13.550 dans le Morbihan et 12.429 en Ille-et-Vilaine. La filière est structurée autour d'un acteur majeur, le groupe Indra. Mais un phénomène entache le secteur. «40% des flux de véhicules à détruire passent par des structures non agréées», assure Patrice Le Blevenec.




Nouvelle réglementation

En 2008, 48 casses de ce type ont été recensées par l'Ademe et le ministère de l'environnement en Loire-Atlantique, dans les Côtes d'Armor, le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine. Une concurrence jugée déloyale par ARA qui a, elle, obtenu l'agrément préfectoral. Mais «une nouvelle réglementation va permettre d'assainir la filière car elle va régulariser les pratiques professionnelles», se rassure Patrice Le Blevenec. Le taux de valorisation des véhicules hors d'usages (VHU) passera en France à 95% d'ici à 2015. Soit dix points de plus que ce qui est pratiqué aujourd'hui. De quoi conforter le trio dans ses ambitions. Il vise 2,5millions d'euros de chiffre d'affaires pour la première année d'exploitation.

Atlantic Recycl'Auto



www.atlantic-recycl-auto.fr

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