Produits laitiers, plats cuisinés, jus de fruits, alimentation infantile... Tous ces produits passent au contrôle chez Aquanal, un laboratoire d'analyse agroalimentaire situé à Pessac. Grâce aux informations fournies par la société, les marques peuvent ensuite éditer des étiquettes sur lesquelles figure la composition exacte de leur boisson ou aliment. Il y a les célèbres "valeur nutritionnelle" ou "vitamine", mais aussi les plus abscons "manganèse" et "polydextrose". 50.000 analyses ont ainsi été réalisées en 2013.
14 % de résultat net
Depuis quelques années, Aquanal enregistre une progression régulière de son chiffre d'affaires de 20 %. Le dernier exercice a même affiché un +25 %, avec un revenu qui s'est établi à 2,5 millions d'euros et un résultat net à 350.000€. « Notre croissance s'explique en grande partie par la hausse de notre activité dans le secteur de l'alimentation infantile, déclare Didier Guilloneau, président fondateur. La raison en est le développement de leurs ventes vers la Chine ». Le laboratoire d'analyse se porte bien et s'est transformé en petit labyrinthe au fur et à mesure des agrandissements. « Nous sommes aujourd'hui à l'étroit, considère Didier Guilloneau. Nous devons déménager pour profiter de plus de surface, et de techniques plus récentes ». Trois ans après avoir complètement informatisé la traçabilité de ses produits, Aquanal s'apprête à vivre une nouvelle étape, celle de l'automatisation.
Robotisation
Un automaticien a été embauché il y a 2 ans pour réfléchir à l'usine du futur. Un robot six axes a été conçu, qui sélectionne, agite, dévisse et dépose les pipettes qui contiennent les échantillons à grande vitesse. Un second robot est en cours de fabrication et, au final, quatre automates devraient être installés dans la nouvelle usine. Fin 2015, Aquanal devrait s'installer dans la zone Bersol de Pessac, dans un bâtiment deux fois plus grand, de 2.000 m². L'investissement représente 3 millions d'euros.
Nouveaux métiers
« L'objectif est d'améliorer la gestion des flux, la fiabilité et la compétitivité, déclare le dirigeant. De nouvelles machines doivent nous permettre d'améliorer notre capacité analytique et de descendre vers de plus petites sensibilités ». Les 20 chromatographes, qui séparent les éléments présents dans un échantillon, seront remplacés par une seule machine dont le coût avoisine les 400.000€. Pour Didier Guilloneau, cette automatisation conduira à terme à la disparition du métier de technicien. « Mais l'emploi sera préservé, et même se développera, car en augmentant ma capacité analytique, je vais avoir besoin de plus de personnel pour l'enregistrement, la validation de rapports, l'administratif, la logistique... »
Aquanal
(Pessac) Président : Didier Guillonneau CA 2013: 2,5 M€ 24 salariés 05 56 90 73 43 @email