Créée il y a 5 ans par dix ingénieurs anciens de chez Bull devenu Altexia puis Good technologie, Inflexsys est une entreprise de services du numérique spécialisées dans le développement d'applications mobiles professionnelles et d'objets connectés. "Nous travaillons beaucoup pour le secteur de la bancassurance (Crédit Mutuel Akéa, Oddo finance, Fortunéo...) qui a besoin de connecter ses applications mobiles à des systèmes d'information complexes, "explique Olivier Blanc, le P-dg d'Inflexsys.
37% de croissance en 2017
En 5 ans, l'entreprise a vu son effectif passer de 10 à 25 personnes dont 8 embauchées en 2016 pour un chiffre d'affaires de 1 M€ en 2015. " En 2016, nous devrions atteindre les 1,3 M€ soit une croissance de 37%, précise Rafael Iglesia, le directeur général, et nous souhaitons encore accélérer notre développement pour, nous l'espérons, tripler le chiffre d'affaires d'ici à 5 ans et doubler l'effectif."
Pour cela, Inflexsys qui dispose du label Jeune entreprise innovante (JEI) et consacre 25% de son chiffre d'affaires à la R&D, mise beaucoup sur le développement à façon d'applications mobiles et d'objets connectés. La start-up travaille notamment avec le Crédit mutuel Arkéa sur une montre connectée de téléassistance pour pallier à l'isolement des personnes âgées. Et elle lancera en 2017 une solution de collaboration interactive temps réel. "Cela va permettre à un centre d'appel par exemple d'assister un client à distance et de l'accompagner en direct pendant son parcours digital", explique le P-dg.
Développement sur fonds propres
"Nous sommes une start-up de vieux, plaisante Olivier Blanc, qui a su depuis 5 ans s'entourer d'une nouvelle génération de talents. Nous sommes rentables et nous avons les moyens de nos ambitions de développement que nous menons sur fonds propres."
Très attachés à l'esprit humaniste et à la transmission de compétences au sein de l'entreprise, le P-dg et son directeur général souhaitent garder la main. "Toutefois, admettent-ils, si certains devaient nous montrer un intérêt, il faudrait qu'ils aient une vision industrielle et pas seulement une vision financière et capitalistique".