Leurs père et grand-père étaient maçons. Christophe est devenu maçon également, Franck est charpentier couvreur. Mais les deux frères ne se sont pas contentés de prendre la suite de l'affaire familiale Annequin, de leur patronyme. Ils se sont spécialisés dans la restauration du patrimoine bâti ancien, car «il y a moins de concurrence, et les techniques sont plus intéressantes et plus gratifiantes. Notre travail ne doit pas durer 30ans, mais 300ans», souligne Christophe Annequin.
Qualité et savoir-faire
«Nous nous positionnons face à de grands groupes lors des appels d'offres, mais nous souhaitons rester artisanaux pour la plus-value et la qualité que cela apporte, et pour rester sur le terrain, explique Franck Annequin. Nous ne souhaitons pas devenir des gestionnaires.» Lauréats 2009 des Millésimes de la Chambre de métiers et d'artisanat de Grenoble, catégorie «dynamique du changement», ils insistent sur la qualité et ont entrepris d'être certifié Qualibat. Ils visent même «le niveau Iso, sans y prétendre». Ils mettent également en avant le savoir-faire requis pour leurs travaux: «Nous n'avons que des employés diplômés et ne faisons appel ni à la sous-traitance ni à l'intérim. Nous travaillons par contre avec des archéologues, des historiens d'art, des architectes du patrimoine...» C'est ainsi qu'on doit à leur entreprise la restauration du château de Bressieux, de l'église de Revel-Tourdan, du couvent des Minimes à Saint-Martin-d'Hères, de la Chartreuse des Écouges...
L'entreprise Annequin se consacre à la restauration du patrimoine bâti ancien.