« En réunissant les spécialités de trois entreprises rhônalpines, nous devenons le numéro 2 français de la fabrication de matériel orthopédique derrière Thuasne », se félicite Pascal Sailhen, président de la nouvelle entité. Avec le soutien du fond d'investissement lyonnais Evolem, le petit-fils du fondateur d'Ormihl-Danet (orthopédistes depuis plusieurs générations), installée à Villeurbanne, s'est adjoint les compétences de deux autres entités : Sober et Fag Médical. Le nouvel ensemble a donné naissance à un groupe de 25 M€ de chiffre d'affaires consolidé pour 2012 et un potentiel d'innovation fort.
220 produits orthopédiques
Ormihl-Danet a été fondée par le grand-père de Pascal Sailhen, Louis Kleber Sailhen, en 1919, spécialiste des bandages herniaires. Au fil du temps et des générations, les produits sont devenus plus techniques. La recherche franchit les portes de l'entreprise villeurbannaise, les modes de distribution évoluent et la croissance externe s'impose pour poursuivre le développement de l'entreprise sur des produits comme les attelles de genoux articulées, les semelles orthopédiques, les ceintures lombaires, les corsets, les bas de contention... En 2011, l'entreprise se rapproche du fond d'investissement Evolem pour procéder aux acquisitions de Sober et de Fag Médical. Sober, installée à Crolles en Isère, s'est spécialisée dans la conception et la fabrication de matériel de contention adapté à la traumatologie, rhumatologie et neurologie. Les deux entreprises coopéraient depuis les années 90. Fag Médical, implantée à Saint-Georges-de-Reneins, qui abrite aujourd'hui le siège d'Alteor, est spécialisée dans les attelles et les bandages orthopédiques. À ces trois structures, s'ajoutent un site à Plérin, en Bretagne, qui héberge la fabrication des ceintures sur mesure, les pôles logistique et informatique. Un site à Paris où est menée une partie de la R & D pour la podologie. Enfin, un site de production en Tunisie pour les grandes séries des appareillages simples. Depuis le rapprochement des trois structures, les gammes de produits ont été revues et optimisées. Alteor compte 220 produits orthopédiques sous deux gammes : une gamme expert avec tous les produits de très haute technologie, et une gamme générique pour répondre à des besoins plus simples et de confort.
Innovations de rupture
« Ce nouveau périmètre va nous permettre d'accélérer notre positionnement à l'international. Notre objectif est de passer de 10 % de notre chiffre d'affaires à l'export à 30 %. De gros efforts seront faits sur ce segment. La recherche, notamment sur des innovations de rupture, est aussi un axe de développement très fort, commente Pascal Sailhen. Nous disposons de quatre brevets en portefeuille non encore exploités. Notre objectif est aujourd'hui de sortir cinq nouveaux produits par an. Nous consacrons 4 % de notre chiffre d'affaires à la R & D. Ce taux devrait rapidement monter à 5 %. » Les axes de recherche portent sur des appareils destinés à soigner les traumatismes du genou, de la cheville et du pied. « Nous comptons devenir l'entreprise la plus innovante du marché européen, affirme le président d'Alteor. Les innovations de rupture sont le meilleur moyen de garder notre avance marché. » 2013 devrait être marquée par la structuration de la nouvelle entité. « Nous n'envisageons pas de nouvelles opérations de croissance externe, confie Pascal Sailhen. Mais si de bonnes opportunités se présentent, notamment pour éviter que des savoir-faire partent à la concurrence ou chez des investisseurs étrangers, nous étudierons des rachats. » Même si elle appartient aujourd'hui à 46 % au fond d'investissement Evolem, Alteor continue sa progression en tant qu'entreprise familiale. Un neveu de Pascal Sailhen l'a rejoint au sein de la société.
Alteor
(Saint-Georges-de-Reneins) Président : Pascal Sailhen Chiffre d'affaires 2012 consolidé : 25 millions d'euros 2
20 salariés www.ormihl.fr