Le projet de centrale de géothermie profonde à Rittershoffen aura nécessité un investissement de 55 millions d’euros et la création d’une société porteur du projet, Ecogi. Les investissements ont été réalisés à hauteur de 40 % par le groupe Roquette (CA 2015 : 3,3 milliards € ; 8.000 collaborateurs à travers le monde) à 40 % par ES Electricité de Strasbourg et à hauteur de 20 % par la Caisse des dépôts. « La société Roquette, spécialisée dans la valorisation de matières premières végétales pour l’industrie pharmaceutique, de la nutrition ou encore de l’alimentation, a pour objectif de couvrir 75 % des besoins en vapeur de son site de production de Beinheim en énergies renouvelables. A l’année, cela représente une économie de 39.000 tonnes de Co2 » a précisé Édouard Roquette, président de Roquette. Les eaux sont puisées à une profondeur de 2.500 mètres à 166 degrés et deux autres projets de centrales de géothermie profonde pour alimenter des réseaux de chaleur sont à l'étude à Illkirch et à Wissembourg.
L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) est également intervenue dans le financement de la centrale à travers le fonds chaleur pour financer l’infrastructure de transport de la chaleur à hauteur de 25 millions d’euros. De plus, l’Ademe a abondé un mécanisme de garantie partiel de l’aléa géologique pour un montant de 13 millions d’euros. Enfin, la Région Grand Est contribue elle aussi à cette garantie à hauteur de 2 millions d’euros.
Une enveloppe de 60 millions d’euros
Par ailleurs, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l'Energie et de la Mer, présente à l’inauguration, a souligné le caractère unique du projet à destination d’un industriel et se félicite que « la géothermie profonde retrouve ses lettres de noblesse, énergie renouvelable longtemps délaissée ». Enfin, Ségolène Royal en a profité pour annoncer le lancement de deux appels d’offres avec une enveloppe de 60 millions d’euros pour engager la cogénération progressive des industriels vers la géothermie et la biomasse.