Alpes-Maritimes : Pourquoi il fallait être à Industria 2015
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Alpes-Maritimes : Pourquoi il fallait être à Industria 2015

Organisé par l'APPIM, l'UIMM et la CCI les 18 et 19 novembre dernier, le Forum Industria s'est penché sur la transformation numérique, de la théorie à la pratique.

La désormais traditionnelle conférence inaugurale du Forum Industria était cette année consacrée à la Révolution Numérique. Pour en parler, l'APPIM a convié le consultant Jean-Pierre Corniou, président du comité de pilotage du programme " Transition Numérique " du ministère en charge de l'Économie Numérique. Selon l'ancien DSI du Groupe Renault, cette transformation « ne se délègue pas » puisqu'elle « est l'essence même de l'entreprise du XXIe siècle ». Certes, elle peut être source « d'angoisses », d'autant qu'elle s'inscrit dans un phénomène « d'accélération foudroyante », mais « ceux qui ne s'y plieront pas louperont le coche », prévient-il, les acteurs disruptifs poussant les historiques au changement. Pour les métiers industriels,
l'entrée dans cette nouvelle ère se traduit par un processus de production repensé, et forcément numérisé, autour de trois piliers : interopérabilité des services, partage de l'information et économie des ressources, ce qui suppose de s'intéresser au cycle de vie du produit jusqu'à son recyclage. Un nouveau modèle économique où chacun contribue à la performance collective.




Le cas Areco
Après la théorie, place à la pratique avec Michel Gschwind, président de l'entreprise grassoise Areco (7 M€ de chiffre d'affaires en 2015 pour 60 personnes). Spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes d'humidification pour les rayons frais en grande distribution, la PME a lancé il y a une paire d'années une machine éco-conçue, Nébuleco, qu'elle vient de doter d'un Web serveur permettant d'y associer nombre d'applications : suivi de l'hygiène, maintenance à distance, formation du personnel ou encore conseil de recettes pour le consommateur. Le champ des possibles est vaste. « L'usage prend le dessus sur le produit, explique l'industriel. Avec ces services, on change de business model pour arriver à une offre globale dont la valorisation sera largement supérieure au prix de la machine, ce qui nous place non plus comme vendeurs de matériel mais comme partenaires pour la promotion des ventes. » À cet égard, la PME cherche à se rapprocher des start-up pour générer des applications mobiles autour d'un premier système pilote, en cours d'installation dans le magasin Naturdis de Grasse. À bon entendeur !



Gaëlle Cloarec

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