Aloxan : L'aluminium, vecteur de croissance pour l'avenir
# Industrie

Aloxan : L'aluminium, vecteur de croissance pour l'avenir

Positionné dans un secteur d'avenir et bénéficiant d'un portefeuille clients diversifié, la société Aloxan, à Betschdorf, spécialisée dans l'anodisation et l'usinage de l'aluminium, fait face à la crise.

Si le cours de l'aluminium est en chute libre (de 3.300$/t, à mi 2008, il est aujourd'hui autour de 1.400$/t), la société Aloxan (40 personnes, CA 2008: 6M€), spécialisée dans l'usinage et l'anodisation de pièces et profilés alu, maintient une croissance à deux chiffres (+25% entre 2006/2007, et+10% entre 2007/2008).




1M€ investi en 2008

Depuis 2006, beaucoup d'investissements ont été réalisés dans l'entreprise familiale, qui compte 40 salariés. «En 2007, nous avons construit un hall de stockage de 1.300m² indique Luc Remmy, le dg. L'année dernière, nous avons investi 1M€ dans trois nouvelles machines. On arrive à la limite de la place disponible. Mais nous voulons maîtriser notre croissance. Nous ne projetons pas de nous agrandir pour le moment». Bien sûr, les résultats escomptés cette année sont revus à la baisse, compte tenu de la conjoncture économique, et du marché de l'aluminium en particulier. Mais le dg reste confiant. 50% de l'aluminium travaillé au sein d'Aloxan est fourni par ses clients, «nous ne sommes donc pas vraiment impactés par le cours des matières premières. Nous parvenons à répercuter la baisse dans des proportions raisonnables». Cette régression «est conjoncturelle, estime-t-il. L'aluminium est un matériau d'avenir. Il est résistant, léger -un atout notamment dans les transports- et surtout écologique, car 100% recyclable. Le tonnage produit est d'ailleurs, lui, en expansion».




Peu concurrencé

L'entreprise joue sur son double savoir faire, en oxydation-anodisation (40% du CA) et en usinage (60%) de l'aluminium pour tenir tête à ses concurrents, souvent spécialisés dans l'un ou l'autre. Réelle, la concurrence des pays émergents n'inquiète pas outre mesure Luc Remmy, «car nous sommes sur un marché de pièces d'aspect qui ne voyagent pas très bien».




Clientèle diversifiée

Autre facteur de résistance dans le contexte actuel: un portefeuille clients très diversifié. 50% de son CA est réalisé à l'export (Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Belgique). «Nous comptons une centaine de clients actifs, dans l'électroménager, le mobilier bureau, les transports (automobile mais aussi ferroviaire, aéronautique), le nautisme, la mécanique générale, l'électronique... L'automobile ne représente que 20% de notre CA. Notre diversité clients, c'est ce qui nous sauve actuellement.»

# Industrie