À ce jour, ce sont quelque 20.000 à 30.000 tonnes de pneus usagés qui échappent, chaque année, à l'éco-contribution des producteurs (manufacturiers et vendeurs). «Le phénomène s'aggrave, nous sommes dans une situation de crise majeure», alerte Éric Fabiew, le directeur général d'Aliapur, dont le siège est à Lyon. Au point de décider d'arrêter la collecte des pneus en dépassement, malgré les risques que cela engendre. Et de saisir son ministère de tutelle. «Nous demandons que soit mis en place un contrôle chez les producteurs et les collecteurs, assorti de sanction, et de prendre des dispositions vis-à-vis des flux de pneus venant d'internet.» Pour que l'achat en ligne n'échappe plus à l'éco-contribution, Aliapur préconise que celle-ci soit versée par les monteurs de pneus. Dans le Rhône, début avril, l'objectif de collecte était déjà dépassé de 320 tonnes. En 2009, Aliapur (21 personnes) a enregistré un chiffre d'affaires de 55,8M€, en baisse de 5%, et des résultats en perte de 166.800 €. En 2010, le retour aux bénéfices est escompté avec, prix à payer de la mauvaise conjoncture et de l'augmentation des fraudes, un taux d'éco-contribution qui ne baissera pas, à 1,5 € par pneu.
- www.aliapur.fr
Face à l'augmentation du nombre de pneus usagés qui échappent à l'éco-contribution, l'organisme a cessé la collecte des pneus en surnombre.